Le respect ne se commande pas, il se mérite. On ne respecte que ce qui semble respectable.
En revanche, on peut tolérer ce que l’on approuve pas. Les religions relèvent de la tolérance, non du respect.
Dans la Constitution de 1958, il est dit que l’Etat respecte toutes les croyances. Mais l’Etat n’est pas une personne qui pense. Cela veut dire simplement que l’Etat, c’est-à-dire les administrations et les gouvernants, ne doivent pas gêner les pratiques religieuses ou interférer avec elles. Les fonctionnaires ont une obligation générale de neutralité et de réserve qui s’applique en particulier aux religions. Mais le « respect des croyances » n’est absolument pas une obligation pour le citoyen.
La liberté de conscience serait restreinte s’il devenait interdit de critiquer les religions, de dire sa pensée sur ce sujet.