En France le taux d’incarcération est de 1/1000 alors qu’il est de 7 fois plus aux USA.
Le ratio constaté de personnes d’origine africaine en prison (2/3 de la population carcérale) est simplement à peu près identique au taux des USA, les mêmes causes globales entraînant les mêmes effets, ce qui n’a donc rien d’extraordinaire. Sur cette base, on peut même avancer sans trop se tromper que ce phénomène va s’étendre à toute la société française au fur et à mesure de l’augmentation de la portion qui s’appauvrit.
L’autre jour, Alain Bauer (patron de l’observatoire de la criminalité) a fait remarquer que la structure démographique des populations d’immigration récente est très différente de celle de la population d’accueil ce qui génère un biais statistique : le ratio de jeunes hommes célibataires/population totale est plus élevé et il est bien connu que la délinquance est surtout le fait de jeunes hommes célibataires. Ca peut expliquer une partie de l’écart.
Rappelons également qu’aux USA, les noirs sont largement sur représentés dans les prisons, or ce ne sont pas des immigrés récents (plus d’un siècle et demi) et leur assimilation - par la force - à la culture américaine est totale. Faut-il en conclure que la couleur de la peau est une cause intrinsèque de la criminalité ou alors que c’est la condition sociale et la structure démographique qui sont en cause ?