AVRAIDIRE,
J’ai été suffisamment clair dans mes post in sus.
Mais visiblement, il y est des gens comme vous, super-islomologues auto-désignés, qui se mettent à comprendre de large en travers l’Islam et ses textes d’une façon vachement alambiquée, complètement étrangère à l’esprit commun musulman, à la philosophie et à la sagesse musulmanes, et largement en écart de quelconque sérieux ou analyse profonde.
Vous êtes clairement de ces gens là.
J’ai été clair, il n’y a aucun verset qui impose la conversion. Je vous défie à en trouver. Et même ceux que vous seriez tenté d’exploiter hors de leurs contextes historiques, je vous averti d’avance à leurs sujets que j’ai mes réponses et réfutations logiques et académiques toutes prêtes.
Vous ne savez pas sur quel chemin glissant vous vous êtes engagé. A la rigueur vous pourrez bluffer des occidentaux ne savant pas grande chose de l’Islam, autant vous pourrez vous vous amuser à acculer des pseudo-musulmans acculturés, ne connaissant de leur religion que le nom.
Avec un contradicteur plus sérieux, vos allégations puériles n’ont aucun poids ni aucune séance.
Vous vous obstinez tel un perroquet à parler encore de deux islam, alors que j’en ai déjà réfuté l’existence en haut : le référent du musulman est l’ENSEMBLE du Coran, autant dans sa composante mécquoise, autant dans sa composante médinoise.
Votre peu d’académie voulant s’obstiner à inventer deux islam je le comprends assez bien : mon pauvre ami vous êtes et demeurez incapable d’historiser quoi que ce soit ; vous vous obstinez à approcher le Coran de façon plate, sans aucune circonstanciation, alors que lui-même appelle son lecteur à recourir à de la profonde méditation. Mais bref, dès le départ vous partez avec ce grand handicap : vous vous plaisez à vous vous laver l’esprit avec les fadaises récupérées sur les sites islamophobes ; franchement, vous ne risqueriez pas d’aller très loin.
Monsieur le peu et très mal inspiré, sachez que la notion d’abrogation dans le Coran ne touche qu’à des éléments assez menus, qui ont très à la révélation de l’Islam par paliers, laquelle révélation nécessita l’instauration de mesures s’installant de façon progressives dans le temps, ou bien changeant selon la présentation de donnes historiques différentes.
L’élément le plus marquant pour illustrer cette notion d’abrogation ce fut l’interdiction de la consommation du vin par paliers :
1 - tout d’abord le vin fut critiqué sans en interdire la consommation, en incistant à énoncer ses multiples inconvénients sur la santé, moraux et sociétaux
2 - puis, dans une seconde phase, il fut interdit d’approcher la prière en état d’ébriété
3 - avant d’en venir enfin à interdire de façon claire et sommaire le vin en déclarant sa consommation comme totalement illicite.
Une personne de menue intelligence comme vous, en parcourant les versets relatifs à ces trois phases risquerait d’y voir certainement fortes contradictions. Une personne éclairée par contre, douée d’une brillante intelligence, voit dans cette succession de phases une technique pondérée, sage et efficace de sevrage que l’Islam appliqua à l’ensemble d’une société longtemps habituée à l’ivrognerie et aux beuveries.
Les trois dites phases illustrent la notion d’abrogation telle qu’elle se présente dans le Coran.
Quiconque musulman auquel vous oseriez dire que les versets médinois abrogent les versets mécquois risquerait bien de rire à votre nez. Sachez alors arrêter vos salades, et ne pas mélanger à tout va tout et n’importe quoi.
Telle la législation en matière d’interdiction de vin, dans le Coran il existe un tout petit, très très petit nombre de règlements qui en abrogent d’autres. Cela ne dépasse pas les 6. Quelques théologiens, trooooop littéralistes à mes yeux, s’obstine à atteindre un chiffre allant vers 15, mais ce n’est pas très très sérieux.
Par contre, les extraits de traduction des sens du Coran que vous aviez collés, et qui parlent dans leurs textes de la notion d’abrogation, ils ne font nullement allusion à l’abrogation sus-visée, mais plutôt font référence à la logique divine agissant de telle sorte qu’une partie de la révélation livrée par le biais d’un nouveau prophète abroge les autres révélations livrées par les prophètes qui lui sont antérieurs qui durent déjà être altérées par la main des hommes.
[2:106] Si nous abrogeons un verset quelconque ou que nous le faisons oublier, nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ?
[16:101] Quand Allah remplace un verset par un autre – Et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent : « Tu n’es qu’un menteur ». Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Ces extraits, mon cher, font justement allusion à l’abrogation des révélations altérées ou désuettes par des révélations plus fraîches : l’Evangile (le vrai, pas les faux actuels) venait abroger le peu qui restait de la Torah de Moïse ou des autres prophètes israélites, et le Coran venant à son tour abroger les messages altérer de ces livres le précédant.
Le terme verset que l’on trouve dans les deux extraits coraniques in sus sont assez limitatifs. En arabe, à leur place c’est le mot « Aya » qui est utilisé, lequel autant signifie « verset » autant signifie « preuve » voire « miracle ».
Les deux extraits entendent que Dieu, par Sa volonté, et par Sa sagesse, au bout d’un certain temps il tolère que Sa révélation faite par le biais de quelques prophètes en vienne à être altérée et à être oubliée de telle sorte que s’impose la livraison d’une nouvelle révélation abrogeant, corrigeant et mettant à jour l’ensemble, et ce selon les nouvelles donnes évolutives propres à l’époque et à l’espace concernés.
Ceci clarifié, relisez les deux versets que vous avez collé, et vous verrez combien leur sens est limpide et patent.
Ceci étant, vous pourrez toujours vous vous obstinez à toujours comprendre de travers. 
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