Morice en policier du politiquement correct ?
1ère acte, des exaspérés un peu provocateurs veulent symboliquement récupérer le domaine public squatté par un mouvement religieux.
2ème acte, la provocation devient suspecte, c’est normal, c’est une provocation, à contrario, l’occupation du domaine public ne l’est pas, parce que, tolérée, plus ou moins lâchement, elle est peut-être scandaleuse, mais elle n’est pas provocante.
3ème acte, la recherche de suspects, travail policier de base, de toute façon, pour le commissaire principal Knock, tout innocent est un coupable qui s’ignore.
1er suspect, la graphie des s de l’affiche, certes, elle ne présente pas le caractère anguleux des s de l’iconographie de la propagande du Reich, mais en regardant bien et en faisant abstraction du caractère sinueux...
Elle doit être fabriquée par une officine...
La société en question fabrique des police de caractère librement inspirée des cartoons retro d’avant guerre, et Junebug Stomp NF peut être librement traduit par Fêtard de juin NF, mais quand on tient un suspect, autant éviter de refaire le travail !
Quelques complices ont eu un passé suspect, nos fiches répondent de cela. Quant à la bonne catholique de 60 ans, qui dit qu’elle n’a pas frayé avec le colonel de la Roque ?
4ème acte, la conspiration est générale, le peuple des faubourgs gronde la révolte, le saucisson utilisé n’est pas hallal, le dogme du politiquement correct est menacé par des mécréants, l’émeute nous menace, les mortadelles cachent des matraques, des activistes cachés dans les souterrains de Paris vont sortir par les stations de métro...
5ème acte : Voila Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, Monsieur le Ministre, interdisons cette manifestation et vous serez tranquilles !
Jean-Batiste Poquelin
Tartufe à la préfecture de Police