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armand armand 4 juillet 2010 11:07

L’identification des jeunes des cités à une certains sous-culture américaine est une question de façade.
Reste une différence essentielle : les noirs américains sont en Amérique depuis deux, trois siècles. Et les minorités frâichement débarquées rivalisent de patriotisme. Ce qui n’est pas le cas en France, malheureusement.
On peut déplorer le matraquage d’une sous-culture américanisée. Mais vous oubliez qu’aux Etats-Unis, déjà, il y a des quantités de niches de consommateurs, des inconditionnels de la musique country, de la valse, des Klingons ou de la vie agricole au XIXe siècle.
Hier soir je dînais avec un ingénieur de software de Silicon Valley et sa fille, une ado de seize ans. Père comme fille avaient des manières, un maintien, une richesse de vocabulaire plus parfaits que nombre d’aristocrates de chez nous. Tout en ayant le style californien, bronzé et brushing impeccable.
Vous voulez visiter des maisons anciennes, parfaitement restaurées et entretenues, des gens passionnés d’histoire - vous en trouverez autant que vous en voulez aux USA, en même temps que des rappeurs, des stripteaseuses à grosses mamelles ou des évangélistes illuminés.
La différence avec nous c’est que leur « attitude » n’influe en rien sur leur patriotisme.

Quant au regard qu’ils ont sur les Français, l’an dernier à New York je discutais avec l’agent de sécurité (indien) d’un complexe d’immeubles où j’avais vécu, enfant. Apprenant que j’étais français, il me dit ; « Ah, j’ai un collègue français qui sera ravi de discuter avec vous. » Et surgit sympathique Ivoirien, tout heureux de pouvoir parler la langue de Molière.
On serait surpris de découvrir combien les ’minorités’ de chez nous, à l’étranger, se découvrent français. Comme ces jeunes Turcs, vivant à Grenoble, rencontrés sur un ferry grec en partance pour l’Italie. Je vantais les qualités du vin grec (du rouge Néméa, fameux en effet). Et l’un d’eux de s’exclamer : « Mais nous, on a les meilleurs vins en France ! »

Comme je le martèle sans relâche dans mes posts, la solution au mal des banlieues passe par le rétabissment de l’ordre, sans faille, zéro tolérance. Et, en même temps, l’éducation, afin de transmettre à tous, quelle que soit sa couleur et ses origines, un héritage français, fier de lui et apaisé, débarrassé de tous les persiflages et les scories de cinquante ans d’abêtissement.

Quant à la thèse développée par l’auteur, on dirait ces affiches de propagande allemandes où l’on voyait des officiers français dégénérés et blancs lançant à l’assaut contre l’innocence aryenne des tirailleurs sénégalais patibulaires. Remplacez français par américains et le parallèle est flagrant.


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