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En réponse à :


easy easy 12 août 2010 14:47

Si chaque fois que qq refuse un deal qu’il trrouve abusif, venait exposer ses raisons, ce n’est pas un forum qu’il faudrait mais mille de plus.

Ce coup de gueule ou d’autres...

Globalement, il y a un problème. En tant que Français, membre d’une des plus grandes puissances économiques du Monde, en tant que Bac +, etc. Il y a de quoi se plaindre. Quel que soit le boulot (on peut être payé plus mais finir en suicidé quand même).

Le problème est qu’on n’est pas assez payé. Pas assez payé par rapport à quoi (tout en raisonnant dans ce périmètre français) ? 

Par rapport ou coût des soins de santé vitale ? Non.

Par rapport au prix d’un barbecue, d’une bière, d’un kilo de tomates ou de pâtes, d’une tite voiture ? Non.

Par rapport au prix d’une place de cinéma, d’un livre, d’une communication téléphonique ? Possible.

Par rapport au prix du logement ? Oui. Très certainement oui.
J’ignore à quoi est dû ce décalage revenu disponibles / coût immobilier mais dans les grandes villes en tous cas, c’est ingérable et désespérant (sauf à viser le nomadisme).


Heureusement, les taux de crédit sont historiquement bas. Sans cela, ce serait la cata.
Vous connaissez tous ce graphique http://www.adef.org/statistiques/graphactu.doc

Il peut y avoir d’autres postes que l’immobilier qui serait de nos jours difficilement accessibles mais il me semble que la bouffe ne coûtant pas trop cher, c’est ce poste logement qui nous pose le plus de problèmes.
Je fais partie des chanceux qui ont acheté en 1994, au moment où avec son revenu disponible, un ménage pouvait acheter (ou louer peu importe) à des conditions similairres voire plus favorables encore qu’en 1965 (considérée comme année de référence « normale » sur ce sujet du logement).

Mais aujourd’hui, je ne pourrais pas.


Certes l’allongement considérable de la durée des crédits ainsi que la possiblité d’emprunter jusqu’aux frais de notaire (choses impossibles autrefois) permet de maintenir un certain flux d’acquisitions ; Mais c’est dingue de devoir bosser 40 ans pour se payer un logement qui ne soit pas dans un bled.

C’est le jeu de la concentration géographique qui explique probablement en grande partie la flambée des prix. Mais comment se fait-il que les pôles d’emploi ne soient pas plus étalés que ça dans notre pays où l’on pense tant ?


Qu’à cause de la mondialisation et de la possiblité de faire travailler des gens de n’importe où avec des prix très bas, nos salaires soient également bas, OK. Je ne vois pas de remède. Mais ce qui me semble possible c’est de créer des emplois dans les zones désertiques de notre pays au lieu de les concentrer toujours autour des mêmes grandes villes.

Exemple d’annonce
Terrain à bâtir à Clamart (92)

 Proximité. École / proximité. Commerces
Parcelle de 739 m² - Zone UE COS 0.40. Terrain viabilisé, ’’prêt à construire’’, clos de murs (lot arrière - hors zone carrière)... 678 500€ FAI. 

Outchhhhh !
C’est là qu’est le gros souci. Que pour votre boulot de concierge de nuit vous soyez paysé 1300€ ou 2000€ ça ne changera pas grand chose à ce problème de logement.


(Notons que selon ce graphique, il était encore plus aigu au XIXème siècle, siècle où tant d’industrielssd’étaient fait constuire des châteaux de style Louis XIII. Grande époque des chambres de bonne !) 


La première caractéristique d’un riche ou d’un homme de pouvoir, c’est de créer son monde autour de lui. Qu’on soit président de la République ou d’Axa, on s’arrange pour loger près du beau linge, près du pouvoir et on installe alors le siège où l’on a son fauteuil à moins de 15 minutes de l’îlot Auteuil. Ensuite ? Bin la populace devra subir les conséquences de cet héliocentrisme.

Si l’on demande à un Président de nous créer une nouvele capitale dans la Creuse, il va rassembler des archi et urbanistes qui vont rééditer le coup de Brasilia où là encore, comme toujours, les édifices de commandement seront les uns à côté des autres.
Il n’y a aucun moyen pour le peuple d’imposer à ces concepteurs de grands projets d’étaler les édifices polaires, de les répartir sur un territoire grand comme 4 fois Paris intra muros.

Ce serait pourtant possible. Imaginez, en partant d’un désert, de dessiner un véritable éparpillement d’abord des ministères, des administrations publiques, des universités. Toutes distantes de 10 km entre elles. De les relier par les méga autoroutes ou turbo train bidule. Les princes seraient donc séparés les uns des autres de 15 minutes pareil. Sauf qu’entre ces pôles, la bon peuple se partagerait la place pour se loger sans compétition délirante.

Actuellement, nous sommes toujours royalistes.
 
D’autre part, on pourrait instaurer un principe selon lequel aucune propriété foncière ne pourrait être détenue plus de 50 ans.


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