Nous marchons de plus en plus sur la tête !
Tant que la politique comme l’économie utiliseront la société au lieu de la servir : rien ne s’arrangera !
C’est une affaire de fin et de moyens ! Une affaire de moyens en adéquation avec une fin, et non de moyen pour le moyen : d’un moyen politique ou économique qui se regarde technoscientifiquement le nombril !
Quelle est, en tout entendement, en toute intelligence, et non d’un point de vue malin, celui d’une intelligence plutôt marquée de l’empreinte de la « malignité » que d’une réelle intelligence : quelle est la réelle finalité de la politique ? De même : quelle est la réelle finalité de l’économie ?
Qu’est-ce que la politique ? Qu’est-ce que l’économie ? En fait, tout dépend de quel point de vue, simpliste ou complexe, on se place : d’un point de vue essentiellement utilitariste ou finaliste ?
D’un point de exclusivement utilitariste la politique comme l’économie utiliseront la société, alors que d’un point de vue finaliste : elles serviront la société ! Système exclusivement de moyens mis en œuvre, du moyen pour le moyen ; ou système de fin avec des moyen en adéquation avec cette fin ?
Quelle est la vraie nature de la politique ? Quelle est la vraie nature de l’économie ? Il faut avant tout, pour être certains de savoir précisément de quoi l‘on parle, définir ce genre de chose ; avant toute autre chose : leur nature est sociétale ! Le rôle d’une politique respectable, comme d’une économie tout aussi respectable, c’est de servir la société des humains !
Avant d’être des moyens mis en œuvre, tellement facile à détourner, et sauf à devenir de véritable cercle vicieux, des tautologies, ces systèmes sont de nature sociétale et ils ne doivent pas être détournés, malheureusement comme nous le faisons si parfaitement, s même si savamment, de cette nature et de cette finalité sociétale !
Nous devons nous interroger individuellement, mais également collectivement, et savoir, au plan humain, ce qui nous motive ou motive ceux que nous côtoyons, voire ceux qui nous dirigent ! Cette motivation est-elle gouvernée par des principes humainement élevés ou par des pratiques bassement humaines ? Des principes ontologiques, déontologiques, éthiques et altruiste, ou des pratiques bassement humaines : individualiste, cupide, utilitarisme, de domination de l’autre, des autres !
C’est le rôle d’une société civilisée que d’éviter de tels comportements !
Il faut en finir avec la confusion entre fin et moyen, et de ce point de vue l’éthique de Kant peut nous y aider :
Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée par ta volonté en une loi universelle » et non individuelle ou personnelle.
Agis de telle sorte que tu traites l’humanité en toi-même et en autrui comme une fin et jamais comme un moyen.
Agis comme si tu étais législateur et sujet dans la « République » des volontés libres et raisonnables.
Il conviendrait que l’Ethique de Kant soit inscrite dans la constitution : qu’elle soit inscrite dans toute constitution républicaine démocratique digne de ce nom !