Lettre du Prince Jean
"Mon petit Papa aimé, Brave monsieur Fillon
Je
ne veux pas mourir au travail ! Ce que je vous demande, toi en particulier mon
petit Papa, c’est d’être moins obstinés. Je veux pouvoir partir en retraite à 60
ans, autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, je veux travailler, mais
je veux vivre aussi. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que mes
cotisations servent à quelque chose. J’embrasse très fort tonton Guillaume qui
va se goinfrer grâce aux assurances complémentaires. J’embrasse aussi M. Woerth
même si, à cause de toutes ces affaires, tu seras obligé de le renvoyer. A toi
petit Papa il a fait bien de la peine et je le salue une dernière
fois.
Sache que je fais de mon mieux pour suivre la
voie que tu m’as tracée. 24 ans. Mes études ont été longues, même si je ne suis
pas allé plus loin que la 2e année de droit. Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir
pu prendre la présidence de l’Epad. A toi petit Papa je dois pourtant mes
premiers trimestres de cotisation grâce au boulot que tu m’as trouvé au Conseil
Général. La vie est courte et je ne veux pas de report d’âge. Je veux que tu me
promettes d’être courageux, de surmonter ta haine et renoncer à ta réforme.
Je
ne veux pas en mettre davantage. Pense au petit Solal qui ne voudra sûrement pas
trimer chez Darty jusqu’à 70 ans. Courage