Je ne vois pas où était le piège, mais si cela vous fait plaisir...
Pour la preuve formelle que le modèle standard de la physique ne marche pas, voilà, en substance, comment cela se passe.
1- Je me place dans une physique déterministe avec 2 axiomes qui sont la relativité (notamment qu’il n’existe pas de vitesse de déplacement supérieure à celle de la lumière) et le modèle standard de la physique des particules, à savoir un monde discret dans lequel il y a un nombre fini de types de particules.
2- Je considère dans l’univers un volume quelconque fini pendant un temps dt suffisamment bref pour que le système soit isolé (par théorie de la relativité). Comme la masse interne au volume est finie, j’y ai donc, par le modèle standard de la physique des particules, un nombre fini de particules.
3- Comme je suis en physique déterministe (e.g. classique + relativité), je peux donc décrire l’évolution de mon système pendant le temps dt par des formules du calcul propositionnel. De fait, ces formules seront satisfaites au sens de la logique formelle, du fait que le système physique va avoir une évolution. L’univers est donc finiment satisfaisable au sens de la théorie du calcul propositionnel.
4- Le théorème de compacité entraîne alors que l’univers est globalement satisfaisable. Si l’on passe ce raisonnement en langage du premier ordre et si l’on fait entrer dans la danse les machine de Turing, on en déduit immédiatement que l’univers, à chaque instant, se comporte comme une machine de Turing dans ce modèle déterministe.
5- Pour résoudre le problème que cela pose (on sait que le monde ne peut pas marcher comme une machine de Turing) on introduit alors le hasard intrinsèque de la physique quantique. Nous nous trouvons alors dans le strict cadre de la physique orthodoxe actuelle. Dans ce cadre donc, lorsque nous considérons un élément de volume, le hasard doit y intervenir. Cela implique donc une localité de ce hasard, bien évidemment. Or, la physique quantique actuelle refuse la localité. Il y a donc contradiction formelle.
Ce que je viens de décrire rapidement est la structure logique d’une preuve formelle qui pourrait être automatisée. Et je peux donc considérer que j’ai en main une preuve formelle de la contradiction du corpus de la physique actuelle. Le même raisonnement sur le modèle que je propose donne, lui, un tout autre résultat.
CQFD.