Il n’a été possible de nourrir « correctement » (est-ce le bon mot d’ailleurs ?) près de 6 milliards d’habitants (j’exclue le dernier milliard de malnutris) que grâce à la révolution verte (qui n’a de verte que le nom).
Cet accroissement de la productivité agricole est en effet essentiellement dû à la mécanisation et à l’utilisation des intrants chimiques issus du pétrole (engrais, pesticides, ...).
Avec la déplétion des ressources fossiles annoncée, on peut donc se poser de réelles question sur la pérennité des rendements actuels.
D’autant plus qu’une grande partie des terres arables a été appauvrie par leur surexploitation.
Bien que la population ne soit appelée à être multipliée « que » par 1,5 d’ici 2050, les agronomes et les démographes estiment qu’il faudra multiplier la production par 2 (puisqu’entre autre, il faut nourrir ceux qui ne le sont pas, ou mal, pour l’instant).
Alors mission impossible ?
Ajoutons qu’il faudra aussi aller chercher de nouvelles terres arables qui sont actuellement dévolues aux autres espèces vivantes. Or nous sommes déjà au début d’une 6ème extinction...
Ne parlons même pas de la pénurie d’énergie, du manque d’eau potable dans une grande partie du globe voire même, suprême luxe de bourgeois (?), de la perte des espaces naturels de villégiature ou de ressourcement.
Mais l’égo (sur-dimensionné) de l’humanité permettra-t-il la remise en question du bien-fondé de sa prolifération ?