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emile wolf 22 janvier 2011 15:10

Bonjour Ariane,

Félicitations ! C’est extra ! Il ne vous manque plus que la toque.

Puis‐je me permettre un complément purement informatif ?

La circulaire de Madame Alliot‐Marie n’est pas une loi, mais la demande d’application stricte de l’article 416‐1 du code pénal lequel fut publié le 8 juin 1977 au Journal Officiel.
En substance cet article de loi concerne l’activité économique de personnes physiques et de personnes morales, c’est‐à‐dire d’individus et de sociétés. Il ne concerne pas les produits boudés ou soumis à l’embargo pour un motif légitime et ne s’applique pas à la politique commerciale et économique du gouvernement. Ainsi, par exemple, les produits d’une société fabriqués par des enfants maltraités constitueraient un motif légitime de rejet.

Voici un extrait du texte législatif :

«  Les peines énoncées à l’article 416 sont également applicables à quiconque aura, par son action ou son omission, et sauf motif légitime, contribué à rendre plus difficile l’exercice d’une quelconque activité économique dans des conditions normales :
« 2° Par toute personne morale à raison de son origine nationale …. »

Seul l’état dispose du privilège de la discrimination. Madame Alliot‐Marie en témoigne qui, Garde des sceaux, participe à la réunion spéciale du 28 juillet 2010 à Elysée concernant les mesures contre les Roms (circulaire du ministère de l’intérieur du 4 août) alors que le Parlement allait adopter le 9 août la modification de l’article 212‐1 du code pénal :
«  Constitue également un crime contre l’humanité et est puni de la réclusion criminelle à perpétuité l’un des actes ci‐après commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique :
4° La déportation ou le transfert forcé de population ;
8° La persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre
politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste ou en fonction d’autres critères
universellement reconnus comme inadmissibles en droit international.
 »

L’Etat de droit, dont les gouvernants nous rebattent les oreilles, ne consiste pas à discriminer le citoyen par rapport à l’état mais le principe constitutionnel de l’égalité et les droits de l’homme ce qui ne paraît pas toujours être le cas des états et particulièrement de celui‐ci qui prétend être à leur origine. L’exemple que nous donnent les présidents et les candidats à la présidence de la République en prétendant conduire la politique et gouverner l’état est significatif du respect des partis et de ces personnes pour la constitution.

L’autre exemple de discrimination est sans doute du ressort du ministre de l’intérieur. quant à madame Alliot-Marie. elle a fait son temps comme ministre, députée et maire. Elle ne maîtrise pas grand-chose et obéit aux ordres de son supérieur. Elle n’a jamais représentée le Pays Basque et ne représentera jamais la France avec talent. Le diable boîteux est sans égal !

Les membres du gouvernement ne sont ni des prix de vertu ni des faiseurs de morale mais des personnes particulièrement égoistes qui se moquent de l’intérêt du pays.

A les entendre et les regarder agir il y a de quoi s’indigner. Merci Stéphane Hessel. Quant au CRIF il défend, lui aussi ses intérêts. Il le sait le mot sémite n’est pas la propriété d’un état ou d’un autre,d’une race ou d’une autre, il est issu du rite funéraire égyptien du « Sem » par lequel le fils du défunt ouvrait symboliquement les yeux et la bouche de son parent pour le préparer au voyage dans l’au-delà vers la vie éternelle. En ce sens sémite caractérisent tous ceux qui croient à la vie éternelle. 

Il convient alors de distinguer la discrimination économique des autres formes de discrimination et le CRIF s’il est apte à juger de la discrimination ethnique me semble peu compétent à juger des mesures morales destinées à exercer une pression économique sur un régime politique étranger.

De la même manière que, à lire sa charte, l’ONU est compétent pour régler les litiges entre les nations et non les conflits internes de celles-ci, ce dont il se mêle sans arrêt, le CRIF, qui se veut représentatif des institutions juives de France, n’est pas diplomatiquement garant des intérêts d’Israel dans notre pays. Sans doute ce Conseil n’a-t-il pas suffisamment à faire avec l’objet de sa représentativité et justifie-t-il son existence en élargisssant son objet. C’est en cas ce que prévoit ses statuts qui lui permettent de manifester à tous moments et par les moyens appropriés, les sentiments de solidarité et d’attachement de la Communauté juive envers l’Etat d’Israël.

La question est ici de savoir si :
- les pensées exprimées, conformément à la loi, par Stéphane Hessel constituent ou non un motif légitime d’ignorer les produits israéliens ;
- les sentiments de solidarité et d’attachement de la communauté juive envers l’Etat d’Israel, suffisent à justifier juridiquement l’interdiction d’une conférence sur un point de droit ayant pour thème la pénalisation du boycottage moral lancé par Hessel. Lequel ne semble pas un réel danger pour un état et n’a pas tenu à ce jour de propos interdits.

J’encourage donc tous les groupes ethniques à se grouper en Conseil représentatif de leur ethnie afin de défendre les intérêts économiques de leur état d’origine ou de leurs compatriotes et, notamment , les Francais afin que les membres du gouvernement et le Président de la république respectent enfin la Constitution.


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