article intéressant, qui fait à la fois mal et bien à lire comme dirait owen.
Mal à cause des dérives politiques dans la quelles les socialistes se sont laissé dérivé.
Et bien par la lucidité de l’analyse.
Il y a juste un petit bémol dans l’analyse faite, c’est sur la question sociétale.
Ce sont ces deux bras qui font la réelle identité de la gauche.
La gauche cela a toujours été deux « bras armés » : le social et le sociétal.
Comme le disait Jaurès , en gros, la question sociale et la question sociétale sont liés.
Malheureusement depuis ces 30 dernières années la gauche est surtout composée de partis manchots, un bras a tendance a s’hypertrophier et l’autre à s’atrophier. La gauche « prolo » agite le bras social et la gauche « bobo » agite le bras sociétal, pour simplifier la situation.
Donc pour le PS pour mériter son étiquette de gauche, il lui fallait au moins travailler sur le sociétal et faire progresser la situation des gens dans certains domaines. Sinon il ne lui restait qu’à se dire de droite, ou au mieux du centre.
Seulement depuis ces 30 dernières années , comme vous l’avez remarqué, il y a une dérive gauchiste sur les revendications sociétales, où de la défense contre les discriminations et les oppressions sociétales, on passe à la défense des minorités, qui peuvent être sources de discriminations et d’oppression interne, voire externe.
Entre le progrès sociétal et des minorités qui peuvent avoir des tendances communautaristes ou conservatrices, il faut choisir. Entre des minorité et le peuple, la gauche devra trancher ou perdre tout crédit.
A ce sujet j’ai lu une interviexw d’un universitaire américain qui disait que dans les universités américaines où était né le politiquement correct, on en revenait à gauche de ces positions, et on repartait sur des bases plus saines. Peut être qu’en france on pourrait espérer un tel revirement.
Du coup super marine, qui rend les chemises brunes plus blanc que blanc, arrive à se positionner avec un discours qu’on attend plutôt de la gauche ( mais pas forcément avec une motivation de gauche ), et pousse les instincts gauchistes à vouloir prendre l’inverse du FN, donc de s’éloigner des intérêts de la gauche.
Le problème de la gauche c’est qu’elle a perdu sa boussole idéologique ces 30 dernières années.
Ils ne se rendent pas compte que certaines positions tenues par les socialistes du début du XXème siècle sont plus modernes que certaines de leur positions actuelles, qui ne sont que des retours en arrières.
L’escroquerie de ces 30 dernières années a été de nous faire passer des vielles idées pour de la nouveauté. Un peu comme si au niveau vestimentaire le pagne revenait à la mode, ayant disparu du champs vestimantaire, il apparaitrait comme nouveau et donc moderne.
L’état minimal, des entreprises sans limites, ce n’est pas neuf, ou nouveau , c’est vieux datant de plus de 100 ans. Toute la modernisation des sociétés occidentales a été justement de contrôler les dérives du pouvoir économique capitaliste. Maintenant nous faisons marche arrière.
Et dans ce beau paysage, voila t il pas qu’on nous présente comme LE candidat de gauche, un homme qui veut retirer les décisions budgétaires aux états et le remettre à des institutions européennes hors contrôle démocratique, en l’occurrence DSK, qui n’a rien d’un homme de gauche au niveau des idées, et a plus sa place au centre droit.
Et pourtant la gauche après un quinquennat de droite décomplexé de sarkozy pourrait avoir une bonne opportunité de proposer un programme ambitieux et attirant.