Concernant les simulations qui montrent l’évolution du nuage, les ingénieurs sont partis d’hypothèses, par exemple une masse de X m3 d’air pollué à Y radiations, émise à 20h de la centrale en une couche située entre 20m et 200m d’altitude. Et de là, ils ont demandé à leur logiciel, compte tenu de ce que la machine sait des vents, de dessiner la carte de dispersion. Il suffit que le panache de départ soit monté un cran plus haut pour que ces belles cartes soient archi fausses.
Peu importe les cartes, nous sommes trop loin du Japon pour qu’elles aient un grand sens. En France et sur la durée, quels que soient les vents et courants, nous nous prendront notre part de dilution totale.
Une carte de dispersion n’a de sens que très près du point démission, que dans les premiers jours, que si les fuites ne durent pas et qu’au sujet des radio-éléments à demi-vie très courtes
Hormis le cas du dirigeable parisien, les autres stations de mesure sont au sol. La radiactivité du nuage est portée par des particules plus fines que dans le cas Tchernobyl où beaucoup de bétons et ferrailles ont été explosées.
Ce que l’on mesure au sol, c’est la radioactivité des particules déjà retombées (et les premières indications sont en nanosievert). Or les particules déjà retombées ne représentent qu’une infime partie de ce que nous avons encore au-dessus de la tête après seulement 10 jours d’émission.
Lorsque les émissions cesseront et que tout sera retombé, dans 10 ans, nous aurons accumulé des millions de fois ce que nous venons de prendre.