Alain
Finkielkraut marque son opposition au communautarisme et au
multiculturalisme au nom d’un républicanisme « national »
c’est-à-dire qui voit la nation comme un creuset indispensable.
« Nationiste » mais non pas nationaliste à la Maurras.
Alain Finkielkraut défend le principe de la nécessité de
l’assimilation des immigrés plus que de leur simple
« intégration » qui lui parait une juxtaposition des
différences sans dépassement de celles-ci et fusion dans le creuset
national. C’est logiquement qu’Alain Finkielkraut a aussi dénoncé
ce qu’il appelle le « sans-papiérisme », idéologie
visant à attribuer une fonction quasi-rédemptrice aux
immigrés séjournant illégalement en France. Dans le même
axe de refus de la négation des appartenances, des liens et des
frontières, Alain Finkielkraut a voulu revaloriser, avec
L’ingratitude
(1999), la place des héritages intellectuels et de l’admiration,
contre l’idéologie de la table rase... Fin
de l’extrait
Elisabeth
Badinter : laïcité et islam
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