@Ariane Walter
Ce n’est pas un argument du tout. Je n’argumente pas, dans le sens où je ne cherche pas à faire prévaloir un point de vue.
Je me pose simplement la question depuis longtemps. Par exemple, les mineurs de
fond qui mourraient à 50 ans de silicose après avoir trimé comme des
bêtes, échangeaient leur vie contre leur salaire. Une prostituée, elle,
échange son corps contre de l’argent. Est-ce pire ?
Laissons de côté l’esclavage sexuel, le proxénétisme, le trafic d’être
humain..etc, c’est un autre débat. Ne parlons que de celles (ou ceux)
qui « choisissent » cette activité. Je mets « choisissent » entre
guillemets, car de la même façon, qui « choisit » d’être mineur, caissière
ou pompier à Fukushima ?
Il y a un impératif : manger. Et la faim (comme la fin) justifie les
moyens. Sauf à changer les règles du jeux de la société, mais ça, ça ne
semble pas être pour demain.
On en revient donc à la morale et à l’éthique personnelle. Jusqu’où suis-je prêt à me vendre pour avoir le droit de vivre ?