« Je viens de parcourir l’ »Autotrophe de l’humanité" (ici en VO : http://vernadsky.lib.ru/e-texts/arc...
). Les derniers paragraphes sont bonnement hallucinants : il y est
question de rien de moins que de synthétiser des aliments, comestibles, à
partir de l’énergie solaire. C’est à dire, de la photosynthèse. Quand
vous aurez réussi à muter en plante verte, appelez nous."
Un demi-siècle après ces écrits, le français Jean Robieux, suite aux crédit accordés par le Général de Gaulle, montrait qu’on peut fabriquer des aliments grâce aux propriétés optiques de la fusion contrôlée par laser. Le découvreur, l’explique lui-même ici à 41’58’’.
"Pour tous les autres thèmes abordés, à savoir, l’énergie nucléaire
(qui était porteuses de très grands espoirs à l’époque, rappelons-le) et
l’énergie solaire (dont on voit aujourd’hui les limites), tout a déjà
été dit. Fondamentalement, ces deux sources d’énergie ne sont pas
susceptibles de nous sauver de l’épuisement des ressources fossiles et
de nous envoyer sur Mars. En tout cas, pas à moins de faire une
découverte inattendue, dont rien ne dit qu’elle interviendra dans un
futur proche. En attendant, vive Malthus et son bon sens (quelque peu
pessimiste, mais au moins, fiable).«
Voir le principe évoqué à ma réponse ci-dessus.
»L’autotrophe de l’humanité" n’est en aucune façon une œuvre
scientifique, mais tout simplement de la SF, au mieux, de la
vulgarisation, ou peut-être de la propagande sur commande du Parti.
Dans l’un et l’autre cas, je n’y vois rien de mal, et je n’ignore pas
que cela fut écrit par un scientifique de renom (dans le monde
communiste). Disons qu’il adopte une posture proche de Arthur C. Clarke.
Ce que je vous reproche, c’est que vous nous présentez des hypothèses comme étant des certitudes.«
Bah depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et des découvertes ont été faites, rendant les hypothèses de Vernadsky des certitudes, je vous renvoie à ce qu’implique la découverte de Jean Robieux dans les années 60. C’est d’ailleurs avec cet exemple que mon article prend tout son sens : si la production de watts est la fonction numéro 1 de l’éolien, par exemple, c’est loin d’être la chose principale que permet la fusion. D’où la nouvelle définition de ce que représente »l’énergie« proposée dans mon article.
»Et, encore une chose : cet article, d’après le site dont j’ai mis le
lien plus haut, figure dans une sorte de recueil, dont le titre est : « Le cosmisme russe : anthologie de la pensée philosophique ». Il s’agit là d’une posture intellectuelle, d’une conception de la vie, à un niveau métaphysique, et, encore une fois, en aucun cas de science.«
C’est marrant, parce que si on parle de science et seulement de science, on a droit au refrain »science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Par contre, quand on fait se rejoindre science et métaphysique, pour reprendre vos mots, alors on reproche de faire de la science avec conscience...
Très bel exemple de paradoxe cartésien.
"Cela confirme ce que j’avais écrit plus haut, sur la weltanshaaung
qu’adoptent en général les Russes quand il s’agit de l’avenir :
enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et
volonté farouche d’aller toujours de l’avant. C’est en effet,
radicalement opposé à ce qu’on fait chez nous : pessimisme, exagération
des difficultés, comptabilité des coûts, ergotage systématique,
discussions à n’en plus finir, etc."
Je suis tout à fait d’accord.
« Michel Houellebecq exploite des thèmes similaires dans »La possibilité d’une île",
mais sa vision des choses est beaucoup moins radieuse que celle de
Vernadsky. Peut-être parce que comme Malthus et Vernadsky, il est
porteur des valeurs et des archétypes de son temps ? Cependant, sa
vision fait tout de même froid dans le dos, car, elle est, elle aussi,
du domaine du possible. Vous devriez envisager cette possibilité."
Je reprends votre propres mots :
Malthus + Houellebecq = pessimisme + froid dans le dos.
Vernadsky = enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et
volonté farouche d’aller toujours de l’avant
C’est très bien résumé !