Quelqu’un écrit : « Le refus de cet article de loi ne signifie en aucun cas le refus de parler des erreurs impardonnables de la France par le passé. »
S’il y a eu erreur, dans le cas de l’esclavage, elle n’est en aucun cas impardonnable. Pour qu’une erreur le soit, il faut qu’elle ait été commise en toute connaissance de cause. Commettre une erreur en ignorant que c’est une erreur, est pardonnable dans tous les cas !
Quand Voltaire affirme : « Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un noir et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une noire. »,
il rapporte ce qu’il voit, mais il est dans l’erreur parce que M. Albert Jacquard, qui explique très bien l’inexistence des races humaines, n’était pas encore né.
Il faut dire que le Savoir, grâce à des gens comme M. Albert Jacquard, a fait des bonds énormes depuis le XVIIIe siècle. Mais aussi au cours des cinquante dernières années, parce que vers 1950, il y avait encore des gens qui pensaient comme Voltaire. C’était encore avant M. Albert Jacquard.
De nos jours, il n’y en a plus. Et c’est une chance pour ceux qui ne pensent plus comme ça, parce que ce serait un délit. Merci qui ? Merci Albert !