Je n’imagine pas que l’Etat doive apporter le bonheur aux citoyens. Le bonheur ne se légifère pas ni ne se décrète. L’Etat gère l’organisation publique de la société. Je ne le vois pas mandaté pour gérer notre bonheur - ou alors il y a danger. Non seulement c’est irréaliste (ce qui est le moindre mal) car chacun aura une idée différente du bonheur mais c’est donner à l’Etat un pouvoir intrusif dans l’intimité - ce qui est le début d’une forme de totalitarisme.
L’Etat pourvoyeur de bonheur n’aurait qu’à édicter une loi contre la morosité. Faire la gueule, avoir le blues, seraient vite des délits !
Le bonheur doit appartenir au privé, et être d’abord le résultat de notre psychologie.
Demander à l’Etat de faire notre bonheur c’est se mettre dans une dépendance très intime envers le pouvoir. C’est abdiquer une part essentielle de notre pouvoir sur nous-même.
Le RU ne serait donc - selon ce que je comprends - pas destiné à faire le bonheur mais à changer de paradigme. L’humain vivrait dans une relative confiance plutôt que dans la crainte et la peur du manque. Il aurait moins besoin de compenser.
La question reste : enlever à l’humain le mécanisme de lutte pour la vie, et même une certaine forme de compétition, est-ce que cela marcherait ?
Pour ce qui est de prendre le pouvoir par la force pour obtenir un RU, là cela me paraît peu raisonnable. Je n’en vois pas la raison, sauf peut-être par un romantisme révolutionnaire auquel je n’adhère pas. Si un tel projet devait se réaliser il faudrait de toutes façons laisser ceux qui veulent faire de l’argent le faire. Car ce système aura besoin d’argent pour fonctionner. Il faudrait aussi laisser les gens qui veulent gagner plus le faire. Il n’y a donc as lieu de les empêcher de s’enrichir mais de redéfinir l
Je n’ai pas encore d’idée globale sur les avantages et inconvénients de ce système mais les avantages tels que décrits ici par plusieurs commentateur et commentatrices sont séduisants.