@ Sylvain Rakotoarison
1°) Vous dites , je cite : « Je ne trouve en effet aucun argument pour refuser l’adoption aux couples homosexuels » , et également, à propos de cette adoption, « C’est sans doute la voie de progression sociale pour rendre moins discriminatoire l’homosexualité. »
Pour vous faire changer d’avis,parce que vous êtes habituellement un humaniste, je vous propose une expérience de pensée.
Imaginez que vous ayez environ 6 ou 7 ans, vous êtes un enfant d’un pays sous-développé, vous êtes dans un orphelinat, dans des conditions de vie plus ou moins désastreuses, en tous cas , peu confortables. Vous avez peut-être assisté à la mort de vos parents, soit à l’occasion d’atrocités de guerre, soit dans une catastrophe naturelle, genre séisme ou cyclone.
Vous êtes, dans cet orphelinat , parmi une centaine d’autres enfants ayant subi le même sort, votre vie d’avant n’est plus qu’un souvenir d’un bonheur lointain et à jamais révolu.
De temps en temps, un couple d’étrangers vient voir à plusieurs reprises un de vos compagnons d’infortune, et finit par repartir avec. Les dames qui s’occupent de vous à l’orphelinat vous disent que ce compagnon s’est trouvé un nouveau papa et une nouvelle maman.
Au bout de deux ans passé dans cet orphelinat, ce sont des dizaines de camarades que vous avez vu partir avec de nouveaux parents. Vous vivez dans l’espoir qu’un papa et une maman viennent pour vous, et vous emmènent dans un riche pays lointain dans lequel il n’y a ni guerre, ni cyclone, ni séisme.
Un beau jour , deux hommes arrivent pour vous, et vous apprenez que ce sont vos deux « nouveaux papas » ( ou deux femmes , présentées comme deux nouvelles maman ). Ces deux hommes ( ou ces deux femmes, vous embarquent dans leur pays ) . Vous vous dites : « ce n’est pas juste, pourquoi les autres ont un papa et une maman et moi deux papas et pas de maman ? ( ou l’inverse ).Je veux un papa et une maman comme les autres ! »
Mais , malheureusement, il n’y aura personne dans ce pays lointain pour écouter votre plainte, et vous comprenez rapidement que cette injustice s’ajoutera irrémédiablement à celle, énorme, que le sort vous a déjà fait subir. Puis il vous faudra aller à l’école, mais alors là vous verrez que tous les enfants, sauf vous , ont un papa et une maman. Vous ne parlerez jamais de vos « parents » adoptifs à l’école, mais ça se saura ( parfois, c’est un de vos père qui vient vous chercher à la sortie de l’école , parfois l’autre. ) . Or , rien n’est plus impitoyable et conformiste qu’un enfant à l’école : on sait de quels quolibets permanents sont victimes les enfants qui ont une disgrâce physique, un nom bizarre ou tout autre caractéristique inhabituelle. Alors imaginez ce que vous subirez, vous, un enfant à deux pères ou à deux mères !!! Personne ne voudra jouer avec vous, vous serez traité de fils de pédés ou fils de gouines , vous serez, avec un peu de chance parfois invité chez des copains , par contre , les parents de vos copains refuseront qu’ils viennent chez vous . Les « grands » s’amuseront à vous donner des coups à la récréation, que vous passerez tous les jours seul dans votre coin, en essayant de rester à proximité du surveillant de récré, pour éviter le pire.
Oui, voilà la vie qui sera celle des pauvres enfants qui auront le malheur d’être adoptés par des couples homosexuels.
Vous appelez ça une progression sociale ? Moi, j’appelle ça une régression absolue de l’idée de civilisation.
En effet , il ne peut pas y avoir de civilisation sans un degré minimum d’empathie, qui est la capacité à s’imaginer dans la peau de quelqu’un d’autre, et qui, pour une société, est de s’imaginer ce que ressentent les plus faibles d’entre nous , à commencer par les enfants, et de penser à l’intérêt des plus faibles au moment de légiférer.
Or, si la déclaration des droits de l’homme de 1789 considère le fait d’avoir des enfants comme une liberté, elle ne stipule nullement l’existence d’un « droit à l’enfant » comme étant un droit fondamental de l’homme.
En effet, le fait d’avoir des enfants est soumis, dans l’état de nature, à diverses contraintes extérieures d’ordre biologique : le fait d’avoir un partenaire du sexe opposé, le fait d’avoir eu sa puberté, le fait de ne pas être ménopausée pour une femme, de ne pas être impuissant pour un homme, le fait de n’avoir aucune maladie obstruant les trompes de Faloppe ou les canaux déférents etc ...
Il ne saurait donc y avoir de droit à l’enfant . En effet, chacun est libre de se rendre au musée du Louvre ou dans une salle de concert, mais la République ne saurait garantir aux aveugles le « droit » de pouvoir contempler la Joconde ni aux sourds le « droit » d’entendre la cinquième symphonie de Beethoven : ce ne sont pas des droits, et le droit à l’enfant n’existe pas non plus , pour des raisons comparables .
Il faut rappeler que l’adoption est avant tout un droit de l’enfant à vivre dans une famille si possible normale, et non pas un droit des parents à se voir accorder par l’Etat la compensation d’un désordre biologique ou d’une particularité comportementale telle que l’homosexualité.
Pour cette dernière, je pense qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, on ne peut pas être à la fois homosexuel et parent, sauf à abandonner provisoirement son homosexualité dans le but de procréer.
Toute revendication par les homosexuels d’un droit à l’enfant n’est rien d’autre que l’expression d’un égoïsme irréaliste, et démontre de la part de ceux d’entre eux qui souhaitent être « parents » l’absence totale d’empathie pour les enfants qu’ils prétendent adopter, et l’absence de considération pour le droit fondamental de l’enfant à vivre dans une famille normale, c’est à dire comportant un père et une mère !
J’ajoute qu’un de mes meilleurs amis ( politiquement très à gauche ) a été adopté à la naissance. Je lui ai dernièrement demandé s’il était favorable à l’adoption par des couples homosexuels. Il m’a répondu que le fait d’être adopté était déjà en soi une très grande épreuve à affronter dans l’existence, et qu’il était bouleversé de dégoût et d’horreur à l’idée que l’on puisse imposer de surcroît à des enfants abandonnés ou orphelins le fait d’avoir deux pères ou deux mères . Il était pour lui totalement impossible d’imaginer qu’un enfant puisse gérer psychologiquement cette situation d’adoption homosexuelle.
2°) En ce qui concerne ce « couple lesbien » qui sert de démonstration pour votre article, il ne s’agit pas d’un couple lesbien, mais de celui d’un homme s’étant imposé une mutilation génitale , pour des raisons psychiatriques de refus de la réalité de son sexe ( trouble de l’identité de genre ), et d’une femme ayant probablement des tendances homosexuelles ( encore que rien ne dit qu’elle ait été homosexuelle avant ce mariage : peut-être que ce qui l’attire, c’est l’idée d’un homme castré ! ). Il ne s’agit donc pas du tout d’un mariage homosexuel, mais d’un mariage pseudo-homosexuel, en réalité tout à fait hétérosexuel.
Après tout, dans l’absolu, si le mariage homosexuel est interdit en France, aucune loi n’interdit au mari de revêtir une robe de mariée et à la femme de se mettre en costume cravate et chapeau haut de forme pour leur mariage !
Quant à la future sexualité de ce couple pseudo-lesbien, si on peut imaginer que la femme pourra tirer une satisfaction sexuelle de son mariage, c’est beaucoup moins sûr en ce qui concerne le « mari » : bien que les chirurgiens s’occupant de changement de sexe essaient de transformer une partie du gland en clitoris, la plupart des « opérées » sont transformés en femmes sans libido ou en tous cas totalement anorgasmiques dans bon nombre de cas !
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