Entièrement d’accord avec Renaud Delaporte.
La crise n’a rien à voir avec les entreprises à papa qui existent depuis que la propriété privée, le capitalisme et l’héritage existent.
La crise, la soumission grandissante des salariés, le travail sans intérêt jusqu’à une absence de morale complète, tout cela est lié à la cupidité de plus en plus illimitée de la population, et pas seulement des actionnaires (beaucoup de salariés n’hésitent pas à se prostituer pour leur carrière).
Nous sommes dans une société d’obsolescence programmée où ce qui compte avant tout, c’est vendre. Quand une société met la vente et le chiffre en critère primordial, alors la qualité baisse, le travail consiste à réparer ou refaire ce que l’on a volontairement salopé au départ, et aucun esprit sain ne peut adhérer à un système aussi inepte. Heureusement, nous arrivons à la fin d’un cycle énorme de destruction inefficace, qui va fatalement remettre en question cette façon de vivre absurde.
Un système basé sur la vente est un système qui force à l’insatisfaction générale. Un exemple (valable pour mon appartement construit récemment) : les constructions d’aujourd’hui possèdent des vices cachés pour générer du chiffre après la garantie décennale : je n’appelle pas cela du travail, mais de l’agitation destructrice. Et l’agitation n’a jamais motivé personne. Il est temps de construire à nouveau de la qualité et d’apprendre à moins travailler (un changement de système est obligatoire).