"L’armée de terre française ne compte plus que 130 000 soldats et il est
prévu, à partir de 2007, de ramener ce nombre à 100 000. Après avoir «
supprimé » le service militaire, Chirac a ainsi créé, non pas une armée
de métier, mais une armée de moitié. Faute de crédits, non seulement
il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de
plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des
nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du
monde musulman.«
A la fin de l’émission, pendant le générique de fin, on entendait MLP en voix off s’exclamer : » il y a un point, il y a un point« . Elle était en train de lire l’impression écran que Pujadas lui avait remis aux fins d’explication.
Tout est en effet dans le point. Si vous regardez attentivement le copier/coller ci dessus que j’ai effectué dans le programme du FN, vous verrez qu’un point sépare le pourcentage de la phrase précédente qui se termine par »qualité". Il n’y a pas de lien causal entre le fait que le recrutement ne soit pas qualifié et les populations issues de l’immigration qui seraient de moindre qualité. Le rédacteur du programme constate simplement que la population d’origine exogène constitue 20% des engagés. C’est un fait mesurable, constatable, observable ... et indiscutable. Il faut avoir une lecture partiale du texte pour en inférer que ces populations sont discriminées. La seule chose qu’on puisse en dire c’est que l’armée se paupérisant par manque de crédit, elle attire de plus en plus les franges défavorisées de la population française. Mais à qui la faute, si les inégalités sociales s’accroissent ? Certainement pas à MLP, mais au patronat qui se sert des plus faibles pour peser à la baisse sur les salaires et à une classe politique, droite et gauche confondues, complice. On retrouve là un des thème de campagne de MLP et le constat sur le recrutement de l’armée renforce la cohérence de son programme.