Outre le fait que la démocratie est une régression collective au stade anal, une sorte de psychanalyse en grand, le fait de ne pas pouvoir exclure un élève de cours se traduira tout simplement par des cas de plus en plus nombreux de dépression chez les profs, mais, comme ceux-ci sont recrutés sur la base de leurs affinités électives avec le credo mondialiste de la secte UMPS, on ne va tout de même pas les plaindre, n’est-ce pas ? Ensuite, les dépressives pourront toujours se mettre en congé maladie, n’est-ce pas ? Bien sûr, il y aura de plus en plus d’accidents, de dommages collatéraux, qui seront de moins en moins bénins, mais c’est justement le but recherché.
Car le but de l’école républicaine a toujours été le contrôle ou, plus exactement, l’encadrement, l’embrigadement. Dans une perspective franc-maçonne, en effet, il s’agit de scolariser tout enfant, car tout enfant non scolarisé, non encadré, est un danger pour la société marchande (Charlemagne et l’Église l’avaient déjà bien compris en leur temps), et, de fait, il l’est : un adolescent non scolarisé, non présent à l’école 8 heures par jour, pourrait avoir de mauvaises idées, comme celle d’aller casser un abri bus ou de braquer un petit commerce, etc. Pire : d’aller rejoindre des « indignés » sur la place publique ; pire encore : de réfléchir par lui-même et de se rendre compte que ses études ne le mèneront à rien dans un pays qui compte plus de 8 millions de chômeurs et très probablement près de 15 millions d’extra-Européens, alors que la nomenklatura en place distribue à ses rejetons les postes en or.
Et, avec cette énième loi subversive, un nouveau pas est franchi dans le grand enfermement qu’a si bien décrit et analysé Foucault. Désormais, en effet, non seulement il est exclu d’exclure un élève de l’école, mais il est même exclu de l’exclure d’une classe. En vertu de quoi des accidents vont se produire, de plus en plus nombreux, de moins en moins bénins, aux abords des écoles, à l’intérieur des écoles, à l’intérieur même des classes
Contrairement à ce que vous avancez, la situation, à quelques exceptions près, est exactement la même dans le privé que dans le public. Ce que vous ne semblez pas voir à cet égard est qu’il existe depuis les années 1980 un mouvement de balancier entre le public et le privé : au cours des années 1980, la situation s’est nettement détériorée dans les établissements privés, pour la simple et bonne raison que ces établissements, même s’ils sont plus ou moins subventionnés par les tas, sont avant tout des entreprises : il faut faire du chiffre et, puisqu’il faut faire du chiffre, on n’est pas trop regardant sur les inscriptions, n’est-ce pas ? C’est ainsi que, pendant une dizaine d’années, le privé a accepté à peu près n’importe qui, n’importe quoi, à tel point que, face à la dégradation des conditions dans le privé, un certain nombre de parents ont décidé au début des années 2000 de (re) mettre leurs enfants dans le public, lequel, ayant connu une baisse d’effectif, s’est lui-même mis à accepter n’importe qui, n’importe quoi (il faut aussi dire qu’une partie des rémunérations d’un chef d’établissement, dans le public, dépend du nombre d’élèves scolarisés dans l’établissement...). Et, de nouveau, on assiste depuis deux ou trois ans à un repli des parents vers le privé, le public étant désormais saturé d’élèves dits « à problème(s) »
Pendant ce temps-là, le nombre d’élèves non scolarisables, de véritables psychopathes, ne cesse d’augmenter, jusqu’à ce que le public et le privé soient tous deux sursaturés de déséquilibrés de 12 ou 13 ans.
Le plan de la franc-maçonnerie se déroule à merveille.