Je ne critiquerai pas l’avertissement contenu dans votre dernière phrase. La méfiance s’impose, c’est une évidence.
Par contre votre analyse me semble un peu légère et basée sur une méconnaissance technique de ce qu’est, physiquement internet. Elle n’appartient à personne, même si les différents organismes qui en essayent de réguler le flux sont concentrés principalement aux États-Unis, comme vous dites. Son contrôle est réellement très difficile du fait de sa nature militaire, au début, qui cherchait un moyen de créer un système immune aux attaques ciblées pouvant couper les communications (chaque router est un aiguilleur intelligent qui cherche toujours un moyen de faire passer l’information). C’est pourquoi la lutte pour le contrôle fait rage au niveau législatif sous couvert de la protection des droits de la propriété intellectuelle, le contrôle des entités concédant les IP, la neutralité de la bande passante, l’interdiction ou la limitation de la cryptographie privée, etc...
Tout cela ne veut pas dire que les services de renseignements n’y agissent pas, bien sûr. Mais les risques d’intoxications sont grands, dus à la masse énorme d’informations à traiter, comme le montrent les erreurs d’appréciation provoqués par le traitement automatique des données recueillies par des programmes comme Échelon, par exemple.