Vilence féminine : sujet tabou ?
Certes
on cite aujourd’hui de plus en plus d’affaires criminelles initiées par
ou impliquant des femmes. Mais il reste une sorte de voile pudique.
D’ailleurs les enquêtes sur la violence domestique n’impliquent que
rarement les femmes, comme si elles étaient automatiquement exonérées de
la chose. Il n’est que de se souvenir de cette enquête retentissante de
l’ENVEFF en 2000, enquête depuis démontée par des féministes comme
Marcela Iacub ou Elisabeth Badinter. Et les femmes criminelles ou mères
infanticides sont souvent mises au bénéfice de troubles psychique
atténuant leur responsabilité, ce qui n’est que plus rarement le cas
pour les hommes criminels. Ce faisant, on construit peu à peu l’image
sociale d’une femme à responsabilité limitée. Ce qui me semble être une
grave régression quant à l’égalité et très dévalorisant pour les femmes.....