Bon d’accord, les conspiranoïaques de Reopen 11/9 ne sont ni cinglés, ni ridicules. Ce sont les nouveaux beaufs, ceux qui ouvrent un bouquin scientifique du bout des doigts et avec un air dégoûté en disant : on nous cache tout , on nous dit rien... Les adorateurs irresponsables des pets de la propagande des dictateurs islamiques - qui ne le sont que grâce à la promotion d’une interprétation moyenâgeuse de l’Islam - qu’ils prennent pour un vent de liberté, de l’Iznogoud de service c’est à dire de Meyssan le fourbe, prônent le relativisme imbécile, la lâcheté intellectuelle et, comble de l’ironie, favorisent ce qu’ils prétendent combattre : la culture du secret et de la raison d’état.
Un exemple ? Cet article commence, tout en prétendant dénoncer le subjectivité des médias, par une désinformation. Le 11 septembre ne serait pas un sujet sérieux pour les médias puisqu’ils rangent les théories de Reopen 11/9 avec tous les vrais dingues « il est abordé au milieu des Protocoles des Sages de Sion, de l’Homme qui
n’aurait pas marché sur la Lune, des extraterrestres, des Reptiliens,
ces créatures mi-hommes, mi-serpents qui domineraient en secret le
monde... », alors qu’il est question de la nature du traitement de l’information que font ces théories et non des faits traités. S’il existait quelques bonnes raisons de demander une réouverture du dossier des attentats du 11 septembre, ce mouvement les a torpillées lui-même et je crains que pour très longtemps, si ce n’est définitivement.
On ose parler de la révélation qu’aurait fait Hamid Gul (en anglais, l’article sur lui en français est nul), l’ex directeur de l’ISI ( Intelligence pakistainaise ) fervent collaborateur des américains au temps de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, puis ennemi juré de ceux-ci quand ils se refusèrent à participer d’une reconstruction afghane après la retraite soviétique et commencèrent les sanctions contre le programme nucléaire pakistanais. Par contre on omet de mentionner le seul qui avait saisi avec justesse la situation afghane et ses possibles répercussions mondiales, Ahmad Shah Massoud, trahi et abandonné par tout le monde, européens compris et opportunément assassiné quelques jours avant le 11 septembre. On avait préféré faire la sourde oreille au porteur de très mauvaises nouvelles plutôt que de se voir mêlé au guêpier afghan. Maintenant on y est mais c’est un merdier.
Enfin, continuez. Au moins vous faites rire et c’est toujours ça de pris.