• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


eric 11 août 2011 07:42

Il me semble qu’en réalité, et bien à tort, vous culpabilisez. Vous prenez soin de sous estimer les aides dont vous bénéficiez ( car avec une compagne et un enfant...). Vous éprouvez le besoin de vous justifier : les ronds points etc....
Or, notre collectivité a démocratiquement décidé d’apporter son soutien à ceux de ses membres qui pour une raison ou une autre ne sont pas à même de participer aux efforts collectifs que ce soit dans les champs du social, de l’économie, du culturel etc.. Incapacités physiques, aboulie, absence de qualification,
Aujourd’hui, certains ont tendance à penser que les bénéficiaires de ce type d’assistance devraient rendre des comptes, être accompagnés pour contribuer aux efforts commun, ou qu’ils sont bénéficiaires d’une sorte d’injustice. On leur donne de l’argent commun à ne rien faire alors qu’il existe à l’évidence des pauvretés plus dramatiques, par exemple dans le tiers monde. Il y a sans doute du vrai dans tous cela. Il est possible aussi que ce soient des calculs à courte vue. En pratique, les accompagner vers une utilité sociale pourrait s’avérer plus couteux encore.
Avec du pain et des jeux (du RSA et des intermittents du spectacles), la société s’en tire peut être a relativement bon compte).
Il est difficile de croire en effet, même quand ils prétendent le contraire, qu’il y ait de grande quantité de gens qui se réjouissent d’être parfaitement inutiles. Il y a gros à parier que dans la plus part des cas, on a affaire à un réel handicap.
En revanche, le maintient d’un tel système est un enjeu politique. Avec un Etat aux caisses vides, il est clair que si des partis de gauche, c’est à dire de fonctionnaires devaient être portés au pouvoir, ils privilégieraient dans leurs choix de dépense leur clientèle électorale.
Les droites, dont les clientèles sont en tendance moins dépendantes de la dépense publique, peuvent, elles, arbitrer autrement.
Notre système de redistribution est un des moins efficace d’Europe. Redistribuer un euro a un cout de un euro. Quand vous touchez vos 400, cela nous coute aussi 400, essentiellement les salaires de ceux qui sont chargés de vous donner notre argent.
En votant pour Sarkozy, vous faciliterez le maintient de ce système et peut être même, avec la politique d’efficacité des politiques publique, la possibilité d’augmenter la part de notre argent distribué aux bénéficiaires réels des aides.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès