Il est toujours d’actualité en effet..
Ne dit-on pas que l’Histoire est une vielle aphasique qui bégaie sans relâche ?
Sache (je me permets de te tutoyer, en plus on est de la même cohorte- une différence d’age de 11, 12 ans
. ok merci) que, même s’il allait fort parfois, Steinbeck savait dire les choses à sa manière en décrivant par exemple certains aspects de la vie avec un ton non pas moins révolutionnaire reflètant l’esprit européen, une chose qui pourrait manquer à un américain vivant dans les USA de l’poque. Là où il dit par exemple : « Quand les théories changent et s’écroulent, quand les écoles, les philosophies, quand les impasses sombres de la pensée nationale, religieuse, économique, croissent et se décomposent, l’homme va de l’avant, à tâtons, en trébuchant, douleureusement, parfois en se trompant.S’étant avancé, il peut arriver qu’il recule, mais d’un demi pas seulement, jamais d’un pas complet.Cela vous pouvez le dire et le savoir.Cela vous pouvez le savoir quand les bombes tombent des avions noirs sur les places des marchés, quand les prisonniers sont égorgés comme des cochons, quand les corps écrasés se vident dégoutamment dans la poussière.Ainsi vous pouvez le savoir.Si les pas n’étaient pas faits, si le désir d’aller de l’avant à tâtons n’existait pas, les bombes ne tombaient pas, les gorges ne seraient pas tranchées.Craignez le temps où les bombes ne tomberont plus et où les avions existeront encore..car chaque bombe est la preuve que l’esprit n’est pas mort..Et craignez le temps où les grèves s’arreteront cependant que les grands propriétaires viveront..car chaque petite grève reprimée est la preuve qu’un pas est en train de se faire.......[.....]....craignez le temps où l’Humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée, car cette seule qualité est le fondement de l’homme même, et cette qualité seule est l’homme, distinct dans tout l’univers » 
Je t’ai dit qu’il va fort le Steinbeck quand il dénonce l’ordre rétabli et l’abrutissement..