Pour être juste, indépendamment de toute opinion politique, non. Le vrai problème d’Edith Cresson, c’est que d’un seul coup, sa tête a tellement enflé que l’oxygène n’arrivait plus au cortex. Et c’était beaucoup la faute à la fois du tonton macoute qui l’avait adoubée (et qui entretenait avec délice une sacralité surdimensionnée de certaines fonctions de serviteur de l’état) que des journalistes, qui tenaient en elle une occasion en or de faire du féminisme de dédouanement à bon compte. Après le coup des « juppettes » rangées aux chiffons d’Emmaüs en quelques mois, ils ont dû attendre jusqu’à Ségolène une occasion de ressortir les poncifs vibrants d’élans féministes. Vous n’allez tout de même pas les en priver, bande de sadiques !