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Christophe 20 avril 2007 14:07
Christophe

Si on laisse fonctionner les sphères fonctionnelles qui font la société (l’économie, le marché, la culture, ...)de façon autonome, sans le politique, c’est la mort du politique et de la démocratie. Nous le voyons bien dans les perspectives que nous offre un libéralisme porté à l’outrance.

N’est-ce pas le chemin qui a été emprunté et que dénoncent Otto-Apel, Habermas, Sfez, ... ? L’autonomie des sphères de la science et de la technique sont là pour nous le rappeler chaque jour.

Le politique s’est fondu dans les sphères fonctionnelles pour survivre ; n’est-ce pas la raison du détachement constaté entre les citoyens et leurs représentants ?

D’autre part, il existe une science dominante (l’économie) qui a totalement absorbé le politique en ne lui laissant qu’une marge de manoeuvre très limitée. En suivant son dogme qui la pousse vers des principes à courte vue, n’influence-t-elle pas la relation entre l’Homme et sa temporalité ? Pouvons-nous encore parler de perspective dans un monde dominé par une science qui défend le principe de symétrie temporelle, une science non évolutive ?



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