Cela dit, la question de savoir si quelqu’un a le droit ou non de violer une loi n’est pas aussi ridicule que vous le prétendez.
Ce qui est ridicule, c’est ce sursaut de légalisme à une époque où
- des millions de gens, certains appartenant à l’« élite », consomment chaque jour des substances interdites
- deux millions de conducteurs pilotent une automobile sans permis de conduire
- un maire marie un couple de fiottes dans une gigantesque foire méiatique
- des milliers de zinzintellectuels réclament la régularisation de sans papiers hors la loi
- des milliers d’usagers resquillent, chaque jour, dans les transports publics
- des milliers de tagueurs souillent tout ce qu’ils peuvent tagués
- les actes de vandalisme défient toute énumération
- dix partis et cent assoces revendiquent le droit à la désobéissance civile (c’est-à-dire au viol de la loi) à propos de tout et de n’importe quoi
et voilà que débarque un journaliste indépendant, sorte de Zorro des urnes, pour contester une violation de la loi, censée influencer des votes dans un sens et dans l’autre, l’un neutralisant donc l’autre...