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Gilles 24 avril 2007 11:35
Gilles

Heu, je ne suis pas d’accord avec DW. Les Français seraient selon lui « réconciliés avec la politique et loin des extrêmes. »

Je pense que voter sans conviction, voir à l’encontre de ses convictions, « utilement » pour le « moins pire » avec l’objectif avoué de faire barrage à l’un ou l’autre est justement la manifestation d’une résignation de l’électorat à voir perdurer un système politique amorphe.

A qui que se soit que je demande, leur vote, que se soit pour Ségolene ou Bayrou n’a rien eu d’entousiaste ; il fallait éviter le pire et donc voter pour un éligible, même si on aime ni la personne ni sa politique. C’est d ’ailleurs la dynamique Bayrou. Sego et Sarko ainsi que leurs partis sont tellement mal perçus par une frange importante de la population, que ce dernier (moins connus et plus gueulard) c’est naturellement imposé comme le candidat « antisystème » par tout ceux qui considère le vote pour la gauche radicale comme tabou. D’ailleurs parmi cet électorat PS-UDF bien peu espèrent quoique se soit de positif dans les 5 ans à venir. Tout au mieux ils espèrent que la casse sera limitée.

Pour ce qui est du vote UMP et de la faiblesse du FN, notons que certaines thèses défendus par Sarkozy étaient encore considérées comme extrémistes voici 5 ans. Le vote d’extrême droite se déplace à droite, mais les idées s’enracinent à tel point dans le paysage politique que l’extrême droite en devient obsolète.

D’ailleurs Sarkozy a encore une fois paraphrasé Le Pen ce matin en déclarant qu’« il dit tout haut ce que les français pensent tout bas » et que c’est là la raison du déferlement de haine à son égard. Sarkozy essaie de récupérer sans la moindre vergogne l’héritage Lepenique.



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