@ Frédéric
Merci de ce commentaire avisé. Espérant comme vous que les interrogations que cet article peut susciter alimenteront un débat instructif.
Merci pour le clin d’œil à Michel Vieuchange. J’évite habituellement de m’y référer de peur d’être accusé de me faire de la publicité car je n’aime pas ça.
A noter que le très beau poème que vous avez cité et qui était adressé à son frère Jean, peu avant son départ pour le Maroc, faisait allusion à son cuisant désir de Smara, la cité éphémère du vieux cheikh du désert, Ma el Aïnin.
Je vous en livre un autre, écrit sur le chemin de retour, peu de temps avant de tomber malade :
« Elle reste avec nous cette belle conquête/ Mais déjà elle nous suit captive/Nous ne sommes plus des chasseurs inquiets/ des vendeurs de peau d’ours/Déjà nos yeux se portent ça et là furetant/voyant d’autres captures à faire, d’autres chasses à entreprendre/ d’autres conquêtes où se lancer/ Nous pouvons aujourd’hui... affirmer, exiger, mépriser, rire, pleurer comme des enfants, paresser, vivre, vivre. »
Michel Vieuchange mourait quelques jours plus tard, dans les bras de son frère. Il est enterré à Agadir.
Et que personne ne vienne ici souiller sa mémoire en prétendant qu’il avait des désirs de « conquête ». Maintenant je me méfie de tout...
Patrick Adam