@Desgrees,
Comme à votre habitude, vous faites montre individuellement d’une incapacité de jugement et de fait d’une irresponsabilité totale ; lisez donc quelques oeuvres sur sur ces sujets !
Votre Dieu a parlé, il faut suivre ses préceptes ! Ce n’est pas l’avis que j’en ai rejoignant de fait l’avis d’Annah Arendt qu’elle exprime fort bien dans Responsabilité et Jugement, mettant en exergue l’incapacité d’un peuple soumis à des lois génocidaires de réaliser sa propre introspection afin de pouvoir dissocier l’approche moraliste d’un acte au regard de ce que permet la loi.
Vous faites référence aux apports positifs de la colonisation ; les seules questions que je me permet de vous poser sont donc les suivantes : les peuples colonisés ont-ils, oui ou non, demandé l’intervention de colonisateurs ? Ont-ils souhaité l’occidentalisation de leur mode de vie ? Ont-ils voulu sciemment être traité comme un sous-peuple ?
Ce sont là les questions qu’il faut se poser ; tout ce qui a suivi ne peut être jugé sans que, pour ces questions là, les réponses ne soient affirmatives ! Se donner bonne conscience serait un tout autre débat !
D’autre part, il est assez curieux que notre futur Président puisse avoir ce genre de position pour ce qui nous concerne mais tienne des propos inverses pour ce qui concerne les autres nations.
Comme le signale fort justement Léon, la reconnaissance des errements de notre histoire n’est aucunement une démarche de responsabilité individuelle, ce n’est qu’une démarche de responsabilité de l’Etat qui a, au nom des libertés, émis des lois liberticides à l’encontre d’être humains qui n’ont rien demandés à qui que ce soit. Cela consiste simplement à rappeler que l’Etat n’a pas toujours oeuvrer pour la justice, l’égalité entre les hommes sans distinction de race, de culture, de religion, ... et pour notre beau pays, porteur aux yeux du monde des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, émettre un jugement honnête sur notre passé parfois trouble est une marque de maturité.
Ce n’est donc pas notre auteure qui a un penchant révisionniste, ce type de comportement consiste à nier l’histoire, or dans son propos, notre auteure ne nie aucunement l’histoire. Notre Président ne nie pas l’histoire, il ne fait que l’écarter d’un revers de main, comme si cette histoire n’avait jamais existée ; un comportement immature, irresponsable mais qui donne à certain une impression de bien être et surtout de bonne conscience.
L’aveuglement dont vous êtes porteur est le garant de ce que notre histoire a été capable de faire pour le pire !