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finael 7 juin 2007 11:54
finael

Je ne partage pas vos idées politiques et je regrette que vous ayez fait une tribune politique d’un article intéressant. Mais c’est votre droit.

La notion moderne de citoyen d’une nation n’est pas vieille. Pour nos ancêtres, ils étaient d’un « pays » (au sens de paysage - resté dans l’expression « un pays à moi »), d’un lieu, d’une paroisse, d’un homme.

La « nation », et donc la notion de citoyen appartenant à une nation, n’a qu’un peu plus de deux siècles (et encore pas pour tous), elle a été initiée par les derniers rois (« sujets du Roy »), lancée vraiment par la Révolution Française, qui fit de tous des « citoyens » et, effectivement, renforcée par la conscription puis le service militaire qui créèrent cette « communauté de citoyens », aux traditions et même parlers différents. La IIIème république a d’ailleurs fortement contribué, avec ses « hussards noirs » à donner à tout les habitants du pays un parler commun une « histoire » (ou légende) commune.

Le suggrage universel est venu parachever cette construction en faisant du citoyen, et beaucoup plus tard de la citoyenne, l’arbitre du pouvoir.

En ce sens elle est à la fois un héritage (on était appelé car appartenant à la nation, un mérite (le droit de vote) et une forme de rite (le « service national »).



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