L’enfoiré,
Voilà enfin l’essai (il est mal écrit, je m’en excuse, il devrait être encore fignolé) :
La Vie vue par un Musulman
La vie semble aux gens qui en adoptent une analyse simpliste assez complexe et tumultueuse, avec ses soucis quotidiens, et ses imperfections arbitraires, qui ne cessent de gâcher et de ternir le bonheur et les perspectives matérielles convoités par tout un chacun. Les plus extrémistes parmi eux vont jusqu’à affirmer que la présence du mal témoigne de l’absence de Dieu. Ont-ils tort ou ont-ils raison ?
Dieu, par toute sa majesté et puissance, aurait bien pu épargner à l’humanité tous les maux dont elle a toujours semblé souffrir, en plaçant - dès le début de la création - l’espèce humaine dans une sorte de paradis éternel, où régnerait une atmosphère de félicité perpétuelle, pure et parfaite. Mais la volonté et la sagesse divines décidèrent des choses autrement. Pourquoi ?
Nous pouvons bien nous nous hasarder à répondre ensemble à une telle question, à travers un raisonnement que l’on voudra le plus logique possible, quoique l’on puisse estimer que nous ne saurions sonder la volonté divine, dans toute sa splendeur et dans toute sa sagesse.
Mais comme nous avons la faculté de réfléchir, nous pouvons avoir cette audace.
La réponse qui s’imposerait d’elle-même, serait celle d’imaginer que l’Homme - placé ainsi, dès ses premiers jours, et éternellement, dans un tel paradis - ne saura jamais appréhender et estimer à leurs justes valeurs un tel Eden dans lequel il réside, la vie paradisiaque qu’il y mène, la félicité incommensurable qu’il y connaît, et toutes les faveurs par lesquelles Dieu l’a comblé. Quelle morale aurait-il pu tirer d’une telle existence, et quel sens aurait-il pu trouver à une telle vie ?!! Et surtout, aurait-il été à même de développer une quelconque conscience de tous ces éléments et de toutes ces questions ?!
La sagesse divine aurait été celle de permettre à l’Homme de développer une telle conscience, en lui faisant connaître la dualité, et celle de responsabiliser l’Homme quant au choix de la demeure éternelle où il sera installé, en lui faisant subir le grand test de la dualité. C’est ainsi que Dieu créa la vie d’ici-bas dans la dualité, et y fit placé l’Homme, créé lui aussi dans la dualité.
Essayons ensemble de mieux comprendre cela.
La dualité est le caractère qui donne à toute chose (que l’on puisse imaginer) une essence, un sens et une valeur à travers sa confrontation avec son opposé, son contre-exemple.
Toute chose qui nous entoure, et toute sensation que nous éprouvons, nous n’aurions jamais été à même d’en cerner l’essence, le sens et la valeur, et en conséquence, d’en développer une quelconque conscience, sans l’existence d’un contre-exemple auquel elles sont confrontées.
Petite Démonstration :
Un homme qui aurait été placé durant longtemps, en cobaye, dès sa naissance, et pour toute une vie, dans un espace fermé soumis à un éclairage tamisé (dans lequel il ne saura distinguer ni la source lumineuse, ni y retrouvera une projection de sa propre ombre, qui risqueront de susciter sa curiosité à travers des questions de causalité), n’arrivera pas à développer une conscience de ce qu’est la lumière. Il pourra achever toute sa vie dans une totale ignorance de l’essence, du sens et de la valeur de la lumière, tant qu’il n’aura pas connu son opposé : l’obscurité. Il n’en développera conscience, qu’une fois quand celui qui mène l’expérience arrêterait ledit éclairage tamisé. Ladite conscience risquera alors de se manifester de façon foudroyante chez ledit cobaye, peut être par un grand effroi.
Reprenons. Dieu créa toute chose dans la vie ici-bas dans la dualité, et y plaça l’Homme, de telle sorte que ce dernier puisse développer sa conscience.
A l’image de l’exemple de la lumière face à l’obscurité, tous les éléments qui conditionnent notre existence ou la constituent tirent leurs essences, sens et valeurs à travers la dualité, à travers un percutant jeu de combinaisons, comme pour la richesse face à la pauvreté, la jouissance face à la souffrance, l’amour face à la haine, la santé face à l’infirmité, la satiété face à la faim, la chaleur face au froid, le solide face au liquide, le sucré face au salé, l’amer face à l’absence des deux ...
Développons un peu notre imagination : si tous les Hommes étaient riches, la richesse et la pauvreté n’auront ni essence, ni sens, ni valeur ; et si tous les Hommes auraient été tous pauvres, la pauvreté et la richesse n’en auront pas davantage ; idem, si tous les Hommes étaient beaux, la beauté et la laideur n’auraient eu ni essence, ni sens ni valeur ; vice versa ; et ainsi de suite...
Par ailleurs, Dieu ne s’est pas suffit uniquement de nous permettre de cultiver la conscience de toute chose à travers la dualité. La perfection divine fut de parachever la conscience de l’Homme, en couplant celle-ci avec la responsabilité.
En accordant à l’Homme un cerveau et une intelligence, Dieu y plaça également la dualité, en lui inculquant deux propensions : la propension vers le bien, et la propension vers le mal ; c’est en optant vers l’une ou vers l’autre que le libre arbitre de l’Homme se manifeste ; et c’est bien là qu’est la grande épreuve de tout individu : la dualité.
Arrêtons nous un moment, et ouvrons une parenthèse (ne pas se laisser distraire par ce, le paragraphe précédant et celui suivant sont plus importants) :
Le grand test de l’humain est de décider comment va-t-il investir la dualité qui est en lui face à la dualité de la vie. C’est-à-dire, va-t-il investir sa propension vers le bien, ou plutôt investira-t-il sa propension vers le mal face à la dualité de la vie (dans la composante positive et négative) ?
Comment illustrer ce genre d’épreuves ?
Par exemple, le riche est en épreuve face à la dualité (sa propre richesse face à la pauvreté des autres) : va-t-il investir sa propension vers le mal en étant égocentrique, jouissant tout seul de sa richesse, ou plutôt investira-t-il sa propension vers le bien, en donnant une partie de sa richesse, voire en créant du travail pour les moins nantis ?
Le pauvre lui aussi est en épreuve face à la dualité (sa propre pauvreté face à la richesse des autres) : va-t-il investir sa propension vers le mal, en jalousant et en s’adonnant au vol, ou plutôt investira-t-il sa propension vers le bien, en cherchant un gagne-pain honnête, et quand il n’est pas à même de trouver un travail en se résignant à solliciter de l’aide ?!
La dualité est indispensable à l’Homme à plusieurs titres :
Ouvrons une parenthèse, faisons une digression :
Dans la vie ici-bas les composantes de la dualité : tout y est mélangé, le positif et le négatif coexistent ensemble. Dans l’au-delà la dualité continuera d’existée, mais dans une forme scindée :
La vie est une épreuve. La dualité en est l’aventure. La bonne conscience en est la clef. La bonne action y est le billet vers le Salut. Le Paradis en est la consécration.
Coran 99:7-8. Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, il le retrouvera, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le retrouvera.
Finalement, on est déjà dans le paradis quand on y a posé déjà un pas (càd quand on oeuvre pour). 
Salutations les Meilleures.
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