Je suis revenu en curieux ! « On revient toujours sur les lieux de son crime » ! C’est peut-être l’explication du succès de ce fil.
Plus sérieusement, c’est pour dire et redire l’abomination d’une exécution capitale, cette chose qui déshumanise ses acteurs, spectateurs et aficionados. S’il y a une frontière entre l’humain et l’inhumain, elle passe par le respect de la vie humaine, y compris celle des criminels, puisque aussi, le méchant c’est toujours l’autre !
Mercredi prochain, il y a sur Arte un reportage consacré au génocide arménien : un million de morts. Sans faire de pub pour Télérama, je propose aux partisans de la peine de mort de lire à la page 120 le texte et regarder la photo : on y voit une demi douzaine d’officiers turcs posant devant autant de gibets sur lesquels se balancent des corps inertes, et l’on devine qu’il y en a d’autres, de part et d’autre de la photo. Un million ! La peine de mort ! leur crime ? Etre nés arméniens.
L’histoire abonde de crimes de ce genre, que l’acceptation de la peine de mort contribue à banaliser.
Question à l’auteur, Psykotik : Pourquoi ce texte, ici, maintenant ?