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armand 16 juin 2007 10:35
armand

S’attendre du criminel condamné à ce qu’il fasse la paix avec Dieu et qu’il expie - en l’occurrence, en prison, puisque la peine de mort n’existe plus en France - présuppose qu’il souscrive à des valeurs dont une grande partie de la société est dépourvue. A l’heure actuelle un délinquent tente d’uiliser le système, au moyen de son avocat, pour payer le moins cher possible un acte qui pour lui n’a rien de honteux. Et on constate chez de nombreux très jeunes que le fait de violer la loi ne représente plus un tabou. Seul le fait de se faire prendre. Et là on pourra ameuter les bonnes âmes, les assocs, les relativistes de tout poil pour nous démontrer que la faute est celle de la société, des autres, de personne. Et par une singulière perversion de l’esprit, on allège l’horreur que suscitent les pires criminels psychopathes,en nous suggérant qu’en d’autres circonstances ’nous’ pourrions être à leur place. Quant à la peine capitale, je ne vois aucun inconvénient à ce qu’il nous débarrasse de monstres comme Fourniret, Bodein, ou du sinistre Bosniaque qui a violé l’hospitalité de son pays d’accueil, la France, pour assassiner une malheureuse jeune fille qui s’est trouvée sur son chemin (on constate, sur un autre sujet, la récidive et la prétendue ’double peine’, qui si on l’avait expulsé à la suite d’une précédente condamnation pour violences sexuelles, la jeune fille serait encore en vie).

Trop de personnes oublient qu’une condamnation est avant tout un châtiment avant d’être une modalité eventuelle de réinsertion.

Mais je reste opposé à la peine de mort pour une raison seulement, le risque d’erreur judiciaire qui, même s’il n’était qu’infime, mériterait qu’on s’y arrête.



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