Oui et non. Clausewitz l’a bien expliqué, ce qui est déterminant c’est le point au-delà duquel les pertes subies et prévues ne sont plus considérées comme étant acceptables.
Or, comme pratiquement toutes les démocraties aujourd’hui, les Etats-Unis n’acceptent qu’un taux de pertes très bas lorsque le territoire national n’est pas directement menacé, ce qui affaiblit considérablement l’armée US car il suffit de pertes faibles pour la repousser. On voit en Irak (et en Afghanistan, où les Talibans ressortent de sous les rochers) qu’en comparaison les fanatiques religieux sont prêts à subir bien pire avant de reculer.