Les malheurs du parti socialiste sont sans nul doute dus à des querelles intestines. Mais pas uniquement. Je pense que la crise est plus profonde et ne touche pas seulement le parti lui-même, mais aussi le socialisme en tant qu’idée.
La mise en œuvre même limitée de mesures sociales se heurte à un scepticisme croissant, non pas concernant leurs justifications mais plutôt leur faisabilité. Ces dernières décennies ont vues une victoire sans précédent du libéralisme économique. Le social ressemble de plus en plus a un délire de doux lunatique. Alors pourquoi continue à défendre une idée dont le seul résultat tangible reste les privilèges de la fonction publique ou les acquis sont bétonnés ?
Quant a évoluer, qu’entend-t-on par la ? Sans doute plus ou moins accepter les nécessités réelles ou supposées de l’économie de marché. A-t-on vraiment besoin d’un parti socialiste acceptant la pensée unique avec quelques nuances pour marquer sa différence ? Pas vraiment la droite fait ca très bien et n’a surement pas besoin de la gauche.
Certaines pointures du PS on senti cela et se sont dit qu’il était peut-être temps de quitter le navire et de faire carrière politique ailleurs.