La Taverne,
pour faire suite à ta série sur les poètes bretons, il faut reconnaitre que la littérature orale de langue bretonne possède des perles. J’aime beaucoup celle-là qui est un classique :
http://perso.orange.fr/per.kentel/marv_mestrez1.htm
Je la traduis pour les non-bretonnants (la traduction ne lui rend pas justice mais bon)
Je possède une fontaine dans le coin de mon jardin
Là vous me trouverez la nuit et le matin
Là vous me touverez brisé par le chagrin
Pensant à ma fiancée qui est allée en terre
Ma fiancée est morte, toute ma confiance est morte
Mon plaisir est mortet toutes mes espérances
Jamais je n’aurais pensé que la mort viendrait
Pour m’enlever ma douce, ma bien-aimée
Des peines de ce monde, fusils et sabres,
eloignez-moi s’il vous plait, mettez fin à mes jours
Hâtez-vous s’il vous plait, mettez fin à ma vie
Pour que j’aille dans l’autre monde rejoindre ma bien-aimée.
Il m’arrive comme il arrive au marchand
Qui a un navire pour naviguer sur la mer
Avec lequel il a fait un voyage, et approchant le port de la joie,
S’il atteint la Cornouaille il devra mourir