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claude 6 août 2007 18:38
claude

tous les liens que j’ai cités, sauf celui de wikipédia et de la ferme (il s’agit de descendants de fermiers du XIX°), sont issus de sites de recherches ou d’université...

prenons par exemple, :

- http://www.lemangeur-ocha.com/fileadmin/images/sciences_humaines/F_Duhart_Consommations_ali mentaires_pyr_n_ennes.pdf

"DE BOUILLIES EN FROMAGES. LES CONSOMMATIONS ALIMENTAIRES DES POPULATIONS PYRENEENNES AUX XVIIIe ET XIXe SIECLES Frédéric Duhart Doctorant en anthropologie historique à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris"

à moins qu’ils ne racontent des conneries... c’est possible, mais leurs sources racontent-elles aussi des bêtises ???...

le texte : http://www.lemangeur-ocha.com/fileadmin/contenusocha/05_bourgeois_et_paysans.pdf «  »Bourgeois et paysans John Berger

Les uns mangent ce qu ’ils produisent, les autres ce qu ’ils achètent. Et cela change tout...«  »" parle de l’alimentation paysanne et borgeoise au XIX° siècle en angleterre...

- http://www.lemangeur-ocha.com/qui-sommes-nous/ ## " L’Ocha s’intéresse aux relations alimentation, santé, culture, société, et s’efforce de comprendre le mangeur dans sa globalité.

L’OCHA, 15 ANS D’ETUDES ET DE PUBLICATIONS POUR COMPRENDRE LES MANGEURS

L’Ocha travaille depuis 1992, sous l’égide d’un comité scientifique à un programme à long terme d’études et de publications dont l’objectif est de déchiffrer la relation que les mangeurs entretiennent avec leur alimentation. Depuis quinze ans, l’Ocha s’efforce ainsi de comprendre les mangeurs dans leur globalité et dans leur complexité à travers une approche pluri-disciplinaire privilégiant les sciences humaines et sociales.

Définis dans un contexte de spécialisation croissante des savoirs et des métiers, la vocation et ses travaux de l’Ocha paraissent encore plus pertinents aujourd’hui. La triple finalité de l’alimentation - la santé, le plaisir, le lien social - fait écho au bien-être global, physique, psychologique et social que l’OMS donne comme définition de la santé. L’harmonie en quelque sorte ...

Les travaux de l’Ocha s’adressent aux chercheurs, enseignants et étudiants en sciences humaines, aux professionnels de l’alimentation et de la restauration, de la santé et de l’éducation et à toute personne intéressée à titre professionnel ou personnel par le fait alimentaire.

LE COMITE SCIENTIFIQUE

L’approche globale de l’Ocha est nécessairement pluri-disciplinaire, d’où la diversité des compétences représentées au sein de notre comité scientifique. Nous mettons en ligne progressivement les biographies et bibliographies des membres du Comité.

Animé par Maggy Bieulac-Scott, directrice de l’Ocha, le Comité scientifique est composé de :

Marian Apfelbaum , Professeur de nutrition, Paris

Maggy Bieulac-Scott, Directrice de l’Ocha

Marie-Christine Clément, Ecrivain

Jesus Contreras, Anthropologue, Directeur de l’Observatoire de l’Alimentation, Université de Barcelone

Jean-Pierre Corbeau, Professeur de sociologie, Université de Tours

Adam Drewnowski, Professeur d’épidémiologie et de medecine, Directeur du Center for Public Health Nutrition, University of Washington, Seattle

Claude Fischler , Sociologue, Directeur de recherche au CNRS

Allen J. Grieco, Historien, Senior Research Associate, The Harvard University Center for Italian Renaissance, Florence

Bertrand Hervieu, Sociologue, Secrétaire Général du Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes, Paris

Annie Hubert, Anthropologue, Directeur de recherche au CNRS

Véronique Pardo, Anthropologue et Directrice adjointe de l’Ocha

Jean-Pierre Poulain , Professeur de sociologie, Université de Toulouse-Le Mirail

Noëlie Vialles, Anthropologue, Maître de conférence au Collège de France, Paris

Jean-Louis Flandrin , grand historien de l’alimentation, et Matty Chiva , pionnier de la psychologie de l’enfant et du goût, nous ont malheureusement quittés. Leur décès nous a attristés et leurs apports nous manqueront. Ils resteront présents et vivants sur notre site à travers leurs propres textes, les textes des chercheurs qui rendent hommage à leurs travaux et leurs bio-bibliographies "###

- mes beaux-parents étaient agriculteurs, et à moins qu’ils n’aient perdu la mémoire et que leurs parents ne leur ai menti à l’insu de leur plein gré, toutes les fermes, même les plus misérables, avaient une basse-cour (souvent, hommes et bêtes dormaient dans la même pièce) : c’est en tout cas ce que raconte l’histoire de cette petite partie d’alsace !!! selon la richesse, à la basse-cour, se rajoutaient un ou 2 moutons, et un ou 2 cochons, qui étaient élavés pour être mangés en hiver.

je ne parle pas de vaches car on ne mange pas traditionnelement de viande rouge en alsace.

en revanche, on mange beaucoup de gibier. la meilleure façon de voir quelle est la place de la viande dans la tradition paysanne, c’est de relever les recettes régionales.

- voici encore une chronique paysanne au XIX° : http://www.19e.org/articles/campagnesorne.htm

«  » L’auto consommation subsiste mais les paysans achètent de plus en plus de produits fabriqués ailleurs, d’où la disparition, dans les villages, de certains métiers et l’apparition d’autres. L’habitat s’améliore : les fenêtres s’élargissent, le toit se recouvre de tuiles et d’ardoises, on aménage des chambres. On achète des meubles de fabrication industrielle. Dans l’Ouest, on en profite pour abandonner les lits clos, trop volumineux pour être montés à l’étage. La pendule, objet rare au début du XIXème siècle, se trouve même chez les pauvres en 1900. Les garde-robes s’étoffent : si blouses et sabots se maintiennent pour le travail, la mode des villes se répand. Les jeunes sont les agents de ce changement. L’usage du sous-vêtement se généralise après 1890. Les habits de travail s’achètent de plus en plus dans les foires ou par correspondance. Les femmes continuent de confectionner à domicile une partie des vêtements en utilisant des machines à coudre. L’évolution des robes de mariée est révélatrice de l’influence urbaine. Les montres à gousset apparaissent, signe que le rapport au temps évolue. Dans leur intérieur, les bourgeois accumulent bibelots, mobiliers, souvenirs et parfois collections artistiques. Une collection représente le patrimoine devenu éternel, le capital qui se valorise lui-même, puisque le temps rajoute à sa rareté.

Cependant, il ne faut pas exagérer ces évolutions, surtout dans l’Orne qui est département rural pauvre. Les salaires y sont étonnamment bas. La consommation demeure marquée par les mœurs rurales. Le pain est acheté par trois, cinq ou dix livres. Son prix est fixé à la semaine. Il peut être blanc, demi-blanc, bis. On utilise la farine de sarrasin pour confectionner galettes et bouillies. On consomme peu de viande fraîche, hormis volailles, lapins, bœuf, dont on achète, le plus souvent, les bas morceaux. On mange surtout du lard conservé dans de grands pots de grès et du poisson salé. Les légumes sont peu variés : haricots secs, pommes de terre, poireaux, choux. On fait surtout de la soupe. Le paysan normand consomme la soupe à la graisse, où la graisse remplace la viande, la soupe coudelée faite avec du lait caillé, la soupe de lait de beurre, la soupe au choux et la soupe de bœuf, les jours de fête.«  »

- http://www.ceja.educagri.fr/fra/enseignant/livret1/L1_14_28.pdf

«  »"Du Moyen Age au milieu du XIXe siècle, tous les paysans sont à la fois éleveurs et cultivateurs

Quels animaux élevait-on ? Depuis l’Antiquité, presque tous les animaux de ferme connus actuellement en Europe ont fait l’objet d’un élevage. La conduite de troupeaux de rennes, en semi-liberté, n’est pratiquée qu’au nord de la Scandinavie. Il y avait une grande diversité d’animaux dans les fermes, mais ils étaient peu nombreux. Les paysannes s’occupaient des volailles de la basse-cour et de la traite de chèvres, de brebis ou de vaches. Les porcs, les moutons des villageois étaient souvent regroupés en un seul troupeau encadré par un porcher ou un berger communal. Les animaux étaient indispensables pour cultiver les terres et pour transporter les produits : on utilisait l’âne et le mulet en Europe du Sud, les bovins et les chevaux ailleurs. La place de l’élevage variait en fonction des régions et des habitudes des hommes. Les chevaux, utilisés pour le trait et le labour, et les moutons utilisés pour fertiliser* les champs, étaient très appréciés dans les régions où l’on cultivait des céréales. Ailleurs, l’élevage était plus diversifié et occupait des surfaces plus grandes, comprenant aussi la forêt, la lande ou les herbages. Dans les régions méditerranéennes, faute de fourrage abondant, le gros bétail, était rare. On y trouvait surtout des moutons, des chèvres et quelques porcs. Qu’attendait-on des animaux de ferme ? • Les animaux fournissaient l’engrais* nécessaire aux champs et l’énergie dont les hommes avaient besoin. • Le lait (mais aussi la crème, le beurre ou le fromage), les œufs, la viande, les abats, le miel amélioraient les repas composés essentiellement de céréales. • Peaux, cuirs, poils, matériaux souples, résistants et imperméables, servaient à confectionner des objets fabriqués aujourd’hui en caoutchouc ou avec des matières synthétiques. • Os et cornes servaient à réaliser les objets les plus divers : aiguilles, peignes, charnières, jouets, instruments de musique... • Les plumes étaient utilisées pour la literie ou pour écrire ; les ligaments et les os pour faire des colles, la cire pour confectionner des cierges. Tout paysan avait besoin d’animaux et de produits d’origine animale ainsi que de denrées végétales : élevage et agriculture étaient des activités complémentaires.«  »"



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