Cher Mr Clopeau,
Merci d’éclairer ma lanterne, car je crois que je viens de comprendre l’antagonisme qui règne sur ce forum entre les « espérantistes » d’un coté, représentés par Mr Masson et ses affiliés, et les « anglicistes » de l’autre, menés par le sieur Asp Explorer.
Grosso modo, c’est la symbolique de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, ou plus prosaïquement des pessimistes face aux optimistes.
Les espérantistes, que je classerais donc comme « pessimistes », pensent que la ‘langue anglaise’ (1) va par sa prédominance actuelle supplanter les langues nationales et devenir une langue UNIQUE.
Les anglicistes, que je classerais donc comme « optimistes », pensent que cette même langue va par sa prédominance actuelle devenir supranationale et au final être une langue COMMUNE.
Notez bien la différence entre les deux points de vue : D’un coté, on envisage une langue unique et imposée. De l’autre, on imagine une langue commune mais parallèle aux langues existantes.
Bien malin celui qui pourra dire qui des deux visions l’emportera. Tout le reste relève de l’art divinatoire qui, par définition, est aléatoire et difficilement prévisible. Débattre de l’issue finale reviendrait pour l’instant à discuter sur le sexe des anges. On peut avancer les avantages de l’une et les inconvénients de l’autre (Toutes deux sont criticables), mais une seule chose est sûre : La bouteille est bien là, à savoir la prédominance de la langue anglaise dans la course à une langue « universelle ».
Il est donc impossible de concilier les deux points de vue, et donc de convaincre l’un des deux protagonistes (Entre Henri Masson et Asp Explorer) d’adhérer aux deux points de vue. (Quoiqu’on ait rarement vue un optimiste agréablement surpris, mais c’est un jugement purement personnel et facétieux de ma part
).
Je me permettrais juste une remarque personnelle : J’ai trouvé votre argumentaire clair et bien construit, dans la droite ligne de la citation de Mr Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ». A la lecture de votre texte, j’ai rapidement réussi à me représenter la dualité des idées que j’ai exprimées ci-dessus. Je regrette que les écrits de Mr Masson ne soient pas du même acabit, car j’ai la plus grande peine à ébaucher une pensée cohérente au final des lectures ardues de ses interventions aussi longues que confuses.