Mon principal reproche à cet article sera l’absence de guillemets autour du mot « libéralisme » lorsque l’article lui fait prendre son sens dévoyé.
La phrase d’introduction est tout à fait pertinente : « le « libéralisme » n’a plus rien à voir avec l’idéologie émancipatrice et progressiste des Lumières. » (guillemets ajoutés)
Rappelons les principes du vrai libéralisme, tels qu’énoncés par John Stuart Mill dans « On Liberty » :
1) « l’individu n’a pas de compte à rendre à la société pour ses actes, tant que ceux-ci ne concernent les intérêts d’aucune autre personne que lui-même. »
2) « pour les actes qui sont préjudiciables aux intérêts d’autrui, l’individu doit rendre compte, et peut être soumis à la sanction sociale ou légale, si la société estime que l’une ou l’autre est nécessaire à sa propre protection »
John Stuart Mill n’était certainement pas opposé aux services publics ou à la redistribution des richesses, bien au contraire !
Accepter le dévoiement du mot et se proclamer antilibéral sans plus de précision revient à jeter le bébé avec l’eau du bain : on ne peut plus défendre le vrai libéralisme, si on ne peut même plus le nommer !
Vous dites « Nous n’avons pas renoncé à changer le monde, nous sommes les seuls à ne pas nous contenter des quelques mesures palliatives ». Oui, mais en renonçant à redonner son vrai sens au mot « libéralisme » vous vous privez d’un outil précieux dans votre combat ! Dès lors, la Mouche du coche a raison, ci-dessus, de demander ce que vous proposez pour changer les choses. Il faut se battre pour que le mot « libéralisme » soit employé avec son sens originel.
Vive l’anti-« libéralisme » ! Et vive le vrai libéralisme !