A l’auteur,
Je tenais à vous féliciter pour votre article qui met en évidence un certain nombre de faits et les explicite. C’est un travail utile et nécessaire.
Comme le sont aussi les recherches et publications de Denis Robert que beaucoup aimeraient faire taire tant il pose les bonnes et nécessaires questions sur le rôle des banques citées.
Sur la Commission d’enquête qui semble faire l’unanimité dans les milieux politiques : la question qui peut se poser est de savoir les limites qu’elle se verra probablement donner.
Une vraie « rupture » serait qu’elle soit dotée de vrais pouvoirs publics d’investigation, y compris au niveau européen (je vise ici une enquête potentielle sur les activités de Clearstream, basée au Luxembourg).
Dans le cas de « l’affaire Clearstream » en France, qui a comme point de départ les contrats de vente des frégates -celui des Mirage sera aussi un jour à étudier- à Taiwan,il est intéressant de souligner que personne- dans le monde politique français officiel- ne semble vouloir, malgré les faits qui arrivent de Suisse depuis un an sur le sujet, demander une Commission d’enquête parlementaire.
Un tel silence collectif du monde politique français sur ce type d’affaires est plus que significatif et...inquiétant. Les députés membres de l’association ANTICOR pourraient donner de la voix sur ce sujet....
Je rappelle pour mémoire que pour l’heure, les autorités taiwanaises ont transmis aux autorités françaises, et à plusieurs reprises, les documents précis et complets issus du travail minutieux du « groupe spécial d’enquête sur les commissions occultes liées aux frégates Lafayette » : sans que ces documents ne soient ni communiqués aux Juges d’instruction sucessifs, ni publiés par lesdites autorités françaises, ni demandés par les médias !
La Justice suisse fédérale se prépare à remettre à Taiwan près de 490 millions de dollars sur des comptes qu’elle a bloqués...en Suisse, dont les fonds proviennent pour certains de...Clearstream...
Il est par ailleurs instructif de noter que les députés français, comme le gouvernement actuel, n’aient pas, à ce jour, souhaité collaborer sous une forme publique avec les enquêteurs taiwanais et le Juge suisse sur ce dossier, ou proposer une Commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur les faits passés.
En résumé, l’idée d’une commission d’enquête sur le marché actuel avec la Lybie serait une initiative salutaire si elle est reliée aux autres contrats passés avec l’accord et le soutien de l’Etat et qui posent les mêmes questions de fond.
Bien cordialement vôtre