Entièrement d’accord, sauf que cela implique un niveau de bilinguisme élevé que peu d’entre nous possède. Sinon, on bute sur les phrases, on accumule les contresens et on perd la sensibilité du texte. Encore plus édifiant voir un film en VO et doublé. On réalise que pour suivre vaguement les mouvements des lèvres, les traducteurs en viennent parfois à modifier radicalement les phrases. Les sous-titres ne sont pas non plus la panacée. Voir un film étranger dont on connaît la langue en VO et lire les sous-titres en français, ou un film français et lire les sous-titres dans une langue qu’on connaît bien. Un exemple : « Il faut passer la région au peigne fin », devient avec un mauvais sous-titre : « il faut visiter la région »peignefin« ». Le traducteur ne connaissait visiblement pas l’expression...