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stradiuvarius 21 août 2007 17:07

Le constat fait ici par les européistes revient à souligner l’opacité des Institutions européennes, ou plutôt le sempiternel et très convenu « déficit démocratique » tout en incombant la faute ou la responsabilité directement aux états souverains, au Nations, lesquelles ne souhaiteraient à priori pas faire de l’Europe un outil efficient au service des citoyens et desserviraient par la même et en quelque sorte ces derniers. Ce qui reste évidemment à vérifier, et est contredit chaque jour par les faits. Passons...

Etonnant d’ailleurs, ne trouvez vous pas, que les Etats Nations qui sont censés représenter les intérêts des citoyens , mission pour laquelle ils ont été démocratiquement investis, refuseraient en plus haut lieu , c’est-à-dire au Conseil de l’Europe, (voir les atermoiements et les pleurnicheries de Négos à cet égard) de faire des institutions technocratiques européennes l’outil plus poussé ou plus abouti d’une intégration fédérale ou politique, sous prétexte qu’ils verraient leur rôle constitutionnel diminué au niveau des pays concernés ?!

Les européistes sont manifestement dans la quadrature du cercle car : Comment peut-on se désavouer au point de renier son investiture ou sa mission lorsque l’on a été légitimement élu pour défendre les intérêts des citoyens ? Et en quoi l’Europe permettrait elle une meilleure intégration dans la démocratie du XXIème siècle que la nation, l’état ne pourraient à leurs niveaux opérer à des échelles plus raisonnables ou voir plus humaines ?

Ce qui loin de poser honnêtement le débat, on le voit bien, sur ce que les européens souhaitent ou peuvent faire ensemble, y compris le minimum voir rien du tout, quand bien même l’organisation démocratique de nos pays devrait permettre d’assumer ce choix et non de continuellement éluder le débat de fond, pose clairement la légitimité Juridique de cet imbroglio Technocratique à l’aune des rejets constatés à son endroit :

Le 29 Mai 2005, les français ont dit à 55 % NON au TCE qui ne l’oublions surtout pas reprenait en intégralité les traités signés depuis Rome dans les années 50.

Le 01 Juin 2005, les Néerlandais ont enfoncé le clou en le refusant également à 60 %

Et que font donc les serviles européistes aux ordres de la méritocratie Bruxelloise ici sinon du vague clientélisme, du prosélytisme à tout faire, se cantonnant finalement à pérorer sur la « démocratisation des institutions européennes » quand les Européens, du moins les membres fondateurs et contributeurs nets, dans un désaveu cinglant, rejettent à l’unisson son projet ?

Exactement comme si de rien n’était .comme si le projet européiste pouvait librement s’affranchir du scrutin et du résultat des urnes sous prétexte que la somme constatée des suffrages exprimés n’avait aucun sens puisque totalisant les votes de gauche et d’extrême droite. C’est du moins le piètre argument qu’ils mettent en avant tout en passant sous silence, évidemment la formidable hétérogénéité du Oui qui de F Hollande en passant par J Halliday jusqu’à Sarkozy et Chirac n’avait absolument aucun sens !

Est -ce une façon honnête, intelligente, de faire vivre la démocratie et la République en France ? Non évidemment.

Car, pour s’inscrire dans un schéma , dans une projective, la pensée doit nécessairement être sous-tendue par une idéologie, un concept inaugural que ces derniers vont chercher à la source, à savoir dans le panthéon iconographique des pères fondateurs que sont Jean Monet ou R Schuman. Hommes passéiste, poussiéreux du début du XXème siècle, qui ont rêvé l’Europe dans un monde Bipolarisé, avec des réalités économiques, sociales diamétralement opposées à celles que nous connaissons effectivement aujourd’hui. Mettant lamentablement et oserais je dire piteusement la vision Hobbesiene ou de Rousseau de l’état de nature à profit , c’est-à-dire en fondant toute une machinerie idéologique reposant sur la nécessité de la paix mais pouvant librement s’affranchir aussi et c’est le pendant dramatique constaté, que l’on peut aujourd’hui tous mesurer, de toute orientation politique originale tournée vers l’avenir et le progrès. Staline, Hitler, Pol Pot ne se départent pas du procédé et de la forme qui ont enlevé à la démocratie tout espoir ou toute existence. C’est ainsi donc que s’opère, encore aujourd’hui, dans sa quintessence même le clivage idéologique dans les limitations intellectuelles qui sont les leurs et qu’ils ont instaurées, à savoir :

Contre l’Europe de Bruxelles = Fascistes , Nazis, nationalistes Pour l’Europe = Gentils humanistes , amis des droits de l’Homme et de la paix

Ce qui dynamite le débat et le place sur des plans médians malodorants qu’ils ont institué en dévoyant l’argumentaire à leur bénéfice (et pour ce qui des subsides y compris financières, ils savent de quoi ils parlent, croyez moi) , essayant de nous ôter toute possibilité de contester ce monstre bureaucratique Fascisant !

Chers amis défenseurs des liberté et de l’indépendance, de votre indépendance, continuez à les combattre !



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