Bon, la LDH y est tout de même allée de son petit paragraphe, histoire de ne pas voir trop d’affiliés rendre leur carte à la prochaine assemblée générale. D’habitude, quand il y a infâmie, y compris en République des passe-droits de l’Homme, on se porte partie civile à la LDH. A part ça, Attac, le MRAP, les alters, Noël Mémère, ceux de la petite gogôche clientéliste, l’Armée du Salut, les collectifs de ceci et de cela, Emmaüs (!)... silence radio. Mais c’est vrai qu’ils auront à faire d’ici quelques semaines, entre l’élection de Miss France et les fêtes de fin d’année, époque où traditionellement le peuple y va de sa petite larmichette à la santé de ces pauvres z’SDF qu’ont même pas de domicile fixe ni de boulot ni rien. Y’aura des quêtes, des déclarations et des télés sur le terrain qui nous montreront de ces gueules à faire peur au travailleur un peu retors (s’il en reste) qui serait tenté de la ramener. Car au fond ça sert à ça, les SDF. Ils ont beau puer, il ont un rôle social à tenir. Celui d’épouvantail à revendic’.