La polémique sur l attribution du titre de chef de l Etat n a que peu d interet, l important c est que Sarkozy et Fillon soient en phase sur la direction à prendre et marchent d un bon pas pour rattraper le retard laissé par une génération de politique de l autruche. Le reste n est que nourriture pour polemistes.
Ce qui différencie l Italie, la Belgique, le Japon et la France, c est que les pays sus cités ont tous au moins une fois réussi à obtenir un buget excédentaire en période de croissance, contrairement à la France qui « redistribue » ses excédents sociaux conjoncturels (démarche électoraliste) au lieu de les consacrer au remboursement de la dette (optique de bon gestionnaire).
Je m étonne aussi de la persistance à ne pas vouloir intégrer les engagements de l Etat comme une dette réelle et inaliénable...considérez vous que l Etat pourra s exonérer du paiement des retraites des fonctionnaires ?
La dette réelle passe alors a plus de 2 millards d Euros, soit à peu pres 100,000 Euros par contribuable. Or la France a le taux de fonctionnarisation le plus élevé des pays endettés et ces fonctionnaires n ont pas capitalisé de retraite, contrairement à d autres pays endettés.
La faillite française n est pas à interpréter de façon statique mais de façon dynamique : en l état actuel des mentalités et habitudes, l Etat Francais est incapable de financer ses dépenses futures.
Rappelons que le pacte de stabilité de l Euro interdit de dépasser un taux d endètemeht de 65%. Nous n avons donc plus aucune marge supplémentaire pour produire de la dette. Le choix qu il nous reste est soit de devenir vertueux au prix d une diete douloureuse mais structurante, soit de quitter l Euro. La seconde option, en plus de créer une autre crise européenne, nous amènerait à une crise financière de type Argentine en 2002. Aujourd hui, l Argentine a un taux d endètement inférieur à la France et compte paradoxalement sur le club de Paris pour annuler le poids de sa dette restante 