Philippakos :
vois dites que l’anglais est plus précis, mais voyez plus haut le témoignage de Sandro :
« En droit, il n’y a le plus souvent pas de mot technique en anglais, qui dès lors donne la définition du mot à la place du mot, ce qui fait des textes très longs (alors-méme que l’anglais traine la réputation -injustifiée- d’étre une langue plus concise que le FR). »
Des mots staitstiquement peut-être plus courts d’anglais sont compensés par la longueur des tournures, pour arriver justement à un message clair. Et encore, ce n’est pas toujours le cas : le mode d’emploi rédigé sans assez de précision a conduit vers un gros problème avec les prothèses de genou en Allemagne...
« A un niveau élevé et à quelques rares exceptions, le français n’est pas utilisable sans faute. »
Cela concerne toutles les langues, l’anglais y compris.
« Essayez d’expliquer à un étranger la place de l’adjectif : ne pas dire »au carnaval il avait des verts cheveux« (mais des cheveux verts) alors qu’on peut dire »il avait de longs cheveux« . »
Je ne ferai pas la liste des tournures et des mots difficiles à expliquer à un étranger en anglais... Et encore une fois, cette remarque concerne toutes les langues, à cause de usages établis.
« je ne parle pas de l’orthographe qui nage dans une joyeuse fantaisie »
Si en français il existe quelques règles, en anglais il n’y en a aucune...
« une faute en français est synonyme d’infériorité, marqueur de classe sociale »
D’un côté, j’ai vu des universitaires (natifs) qui font des fautes en français, de l’autre - le niveau de langue est toujours un marqueur. En plus, ajoutez-y le question d’accent développé par certaines universités anglaises, phénomène absent en France (un marqueur de moins
)
« C’est tous ces éléments réunis qui ont rendu le français difficilement utilisable sur le plan international. »
L’anglais possède les mêmes défauts dans son usage international, mais c’est la force qui décide, pas les qualités linguistiques.
« Et pourtant ce ne sont pas les efforts des Ministères de la Culture successifs qui ont fait défaut durant les cinquante dernières années. »
Les efforts des ministères ont surtout apporté la diminution des heures du français, et cela continue avec Darcos, qui veut plus de sport, d’informatique et d’anglais (of course).
« Pour reprendre le constat de l’auteur : l’anglais est une langue difficile (sûrement mais pour qui ?)... que dire alors du français ? »
Ni l’une ni l’autre ne sont ma langue maternelle, et en comparant, je dirai que le français est plus facile 