« Дарья Петровна говорила и даже называла точно число : 28 ноября 1925 года, в день преподобного мученика Стефана земля налетит на небесную ось... » (« Daria Petrovna l’affirmait, et elle a même indiqué la date : le 28 novembre 1925, jour du saint martyr Stéfan, la Terre percutera l’axe céleste... ») Mikhaïl Boulgakov, « Coeur de chien »
@Gégène Un article intéressant, et des exemples d’une telle discriminations sont très très nombreux. En tant qu’originaire de Donetsk, je peux ajouter : la question de la langue existait déjà à l’époque soviétique. Cette Galicie, devenue une partie de l’URSS après la guerre des 40, a toujours été un nid des nationalistes-bandéristes, et des marches pro-nazi aux flambeaux avaient lieu une fois par an minimum (et je ne sais toujours pas pourquoi le pouvoir laissait faire). Pour eux, les autres habitants du territoire (appelé Ukraine par les bolchéviks) qui parlaient russe étaient des « mauvais Ukrainiens », surtout à l’Est : ils nous considéraient comme des êtres frustes, sans culture. Je ne suis pas d’accord avec cette phrase : « Les nationalistes radicaux de Kiev ont attisé ces craintes. Le Kremlin les a instrumentalisées et a promis de protéger les russophones » Il n’y avait rien à instrumentaliser : les habitants du Donbass se sentaient Russes, tout simplement, et depuis toujours. Vers qui ils pouvaient se tourner après le coup d’État du Maïdan, quand la première chose que les nouveaux chefs s’apprêtaient à faire, c’est l’interdiction de la langue russe, sinon vers les autres Russes ? Et quelques correctifs pour les noms : Kazapens - je présume qu’il s’agit du mot кацапы katsaps, le nom péjoratif que les enragés ukrainiens donnent aux Russes Larissa (ou Laryssa, si on veut) Nitsoï (pas Nizoj) Paradjanov (et non Parajanov)